{"id":7730,"date":"2015-01-23T10:29:41","date_gmt":"2015-01-23T08:29:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eoc.ee\/?p=7730"},"modified":"2015-03-06T12:11:20","modified_gmt":"2015-03-06T10:11:20","slug":"commentaire-du-credo-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eoc.ee\/fr\/orthodoxie\/commentaire-du-credo-3\/","title":{"rendered":"Commentaire du Credo &#8211; 3"},"content":{"rendered":"<p><b>Partie 3<\/b><\/p>\n<p><b>&#8230;qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux et a pris chair du saint Esprit et de la vierge Marie et s&rsquo;est fait homme.<\/b>\u2028\u00a0\u00bb Le Verbe qui transcende l&rsquo;univers \u00a0\u00bb (kondakion de No\u00ebl) se fait chair dans le sein vierge d&rsquo;une petite galil\u00e9enne f\u00e9cond\u00e9 par l&rsquo;Esprit. Pris d&rsquo;un coup de folie amoureuse, le Cr\u00e9ateur se fait cr\u00e9ature. Sans cesser d&rsquo;\u00eatre \u00a0\u00bb le Dieu trop haut pour notre entendement \u00a0\u00bb (Idem). Dieu se d\u00e9pouille de la gloire incr\u00e9\u00e9e de sa divinit\u00e9. \u00a0\u00bb Le Dieu d&rsquo;avant les si\u00e8cles \u00a0\u00bb (idem et ikos) se proportionne \u00e0 nous ; la Roue dent\u00e9e divine vient embrayer chacune de nos roues dent\u00e9es humaines pour les mettre en mouvement, pour leur donner la seule vie qui ne soit pas une vie morte. Ev\u00e9nement inou\u00ef : Dieu devient sa propre cr\u00e9ation. \u00a0\u00bb L&rsquo; insaisissable, l&rsquo;inexplicable Seigneur \u00a0\u00bb (Laudes des matines de No\u00ebl, 1er et 3\u00e8 stich\u00e8res) sort de l&rsquo;absolu \u00e9ternel de son \u00eatre, de sa propre transcendance pour se relativiser en entrant dans le devenir du monde, dans la dur\u00e9e des hommes. L&rsquo;Eternel entre dans le temps, \u00a0\u00bb le Dieu d&rsquo;avant les si\u00e8cles \u00a0\u00bb (kondakion de No\u00ebl) se fait mortel et il en mourra atrocement, crucifi\u00e9 comme un malfaiteur aux portes de la Ville ! Saint Paul, dans son \u00e9p\u00eetre Aux Philippiens, dit admirablement du Christ : \u00a0\u00bb Lui qui, poss\u00e9dant forme de Dieu, n&rsquo;a pas regard\u00e9 comme une pr\u00e9rogative d&rsquo;\u00eatre \u00e9gal \u00e0 Dieu, mais s&rsquo;est an\u00e9anti en prenant forme d&rsquo;esclave, en devenant pareil aux hommes. Et quand il a eu figure humaine, il s&rsquo;est abaiss\u00e9 \u00e0 ob\u00e9ir jusqu&rsquo;\u00e0 mourir et mourir en croix. Aussi Dieu l&rsquo;a-t-il exalt\u00e9 et lui a-t-il accord\u00e9 le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu&rsquo;au Nom de J\u00e9sus tout genou plie, dans les cieux, sur terre et sous terre, et que toute langue avoue que J\u00e9sus Christ est Seigneur, \u00e0 la gloire de Dieu le P\u00e8re \u00a0\u00bb (Ph 2, 6-11). L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement de No\u00ebl pr\u00e9contient toute l&rsquo;odyss\u00e9e de J\u00e9sus de Nazareth ici-bas et donc toute l&rsquo;\u00e9conomie de notre salut : les affres du Vendredi saint, la nuit de P\u00e2ques et finalement l&rsquo;ascension pour si\u00e9ger \u00e0 la droite du P\u00e8re afin que vienne \u00e0 profusion sur l&rsquo;Eglise la Pentec\u00f4te de l&rsquo;Esprit. \u00a0\u00bb L&rsquo;ic\u00f4ne immuable du P\u00e8re divin \u00a0\u00bb (v\u00eapres de No\u00ebl, 1er stich\u00e8re du lucernaire) vient parmi nous vivre comme nous tous : J\u00e9sus de Nazareth eut besoin de nourriture, de repos et de sommeil. Dans l&rsquo;ardeur d&rsquo;un midi palestinien il demanda \u00e0 boire \u00e0 une femme de Samarie. Il \u00e9prouva le stress, fut accessible aux joies de l&rsquo;amiti\u00e9, \u00e0 la tristesse, \u00e0 l&rsquo;indignation.\u2028Mais cet incroyable abaissement de la divinit\u00e9, cette humiliation volontaire, cette descente inou\u00efe de Dieu jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;homme, il est descendu des cieux, a pour unique finalit\u00e9 d&rsquo;\u00e9lever l&rsquo;homme jusqu&rsquo;\u00e0 Dieu. Dieu s&rsquo;humanise afin de diviniser l&rsquo;humanit\u00e9. C&rsquo;est tr\u00e8s exactement ce que nous appelons le salut pour notre salut. Au moment de l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 nous c\u00e9l\u00e9brons la f\u00eate de No\u00ebl, les jours viennent de recommencer \u00e0 cro\u00eetre et petit \u00e0 petit les nuits vont aller en diminuant. Retenons donc la le\u00e7on du soleil. Cette boule gigantesque de feu, dont la temp\u00e9rature de la zone centrale est estim\u00e9e \u00e0 quelque quinze millions de degr\u00e9s, n&rsquo;est pas assimilable \u00e0 un objet port\u00e9 pr\u00e9alablement \u00e0 une certaine temp\u00e9rature et qui se refroidirait. Il n&rsquo;est pas davantage comparable \u00e0 un objet recevant de l&rsquo;\u00e9nergie ext\u00e9rieure. Il produit lui-m\u00eame sa propre \u00e9nergie et cette production provient de sa profondeur. Cette gigantesque sph\u00e8re de gaz est situ\u00e9e approximativement \u00e0 cent cinquante millions de kilom\u00e8tres de notre terre. Ce soleil, en raison de sa chaleur extr\u00eame plus encore que de sa distance, nous serons \u00e9ternellement incapables de l&rsquo;atteindre, mais lui, qui est si loin de nous, il nous atteint tr\u00e8s r\u00e9ellement par son rayonnement ultra-violet. Dire que le \u00a0\u00bb Seigneur J\u00e9sus Christ\u2026 est descendu des cieux\u2026 et s&rsquo;est fait homme \u00ab\u00a0, c&rsquo;est affirmer que le christianisme est fondamentalement, essentiellement, non point une religion, un ensemble de traditions, un corpus de rites, encore moins une morale sociale, mais un coup de soleil ! La vie chr\u00e9tienne authentique, telle que les saints consentent \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rimenter dans la foi et l&rsquo;amour, est une exposition au Soleil divin, un emmagasinement en notre humaine nature des rayons ultra?violets divins. Devenir des saints, cela consiste \u00e0 bronzer en s&rsquo;exposant aux rayons incr\u00e9\u00e9s du \u00a0\u00bb Soleil de justice \u00ab\u00a0, aux rayons divins du \u00a0\u00bb Soleil levant plus brillant que tout soleil \u00a0\u00bb (exapostilaire des matines de No\u00ebl), de la \u00a0\u00bb Lumi\u00e8re issue de la Lumi\u00e8re \u00ab\u00a0.\u2028Et parce qu&rsquo;il est pleinement Dieu, l&rsquo;Enfant qui na\u00eet \u00e0 No\u00ebl est aussi pleinement homme. S&rsquo;il est notre Sauveur, c&rsquo;est en ce sens tr\u00e8s pr\u00e9cis que, poss\u00e9dant la pl\u00e9nitude de la divinit\u00e9, il est le seul homme \u00e0 pouvoir r\u00e9aliser la pl\u00e9nitude de l&rsquo;humanit\u00e9. En nous r\u00e9v\u00e9lant qui il est, Dieu nous r\u00e9v\u00e8le simultan\u00e9ment qui nous sommes. L&rsquo;Enfant n\u00e9 \u00e0 No\u00ebl nous r\u00e9v\u00e8le que Dieu seul est pleinement humain. En cet Enfant le divin se r\u00e9v\u00e8le au sein m\u00eame de l&rsquo;humain. Tout le divin de cet Enfant est simultan\u00e9ment humain, de m\u00eame qu&rsquo;en lui tout l&rsquo;humain contient la pl\u00e9nitude de sa divinit\u00e9. Dans l&rsquo;Enfant de la nuit de Bethl\u00e9em il n&rsquo;y a rien qui soit seulement divin ou seulement humain, mais l&rsquo;un en l&rsquo;autre et par l&rsquo;autre est divino-humain. Les deux natures et divine et humaine s&rsquo;unissent totalement en cet Enfant sans cependant se confondre. Quand, le Vendredi saint, Pilate reviendra vers les juifs pour leur d\u00e9signer J\u00e9sus en disant : \u00a0\u00bb Ecce homo, voici l&rsquo;homme \u00ab\u00a0, il ne croira pas si bien dire ! Car, nous chr\u00e9tiens, nous devons comprendre : \u00a0\u00bb Voici enfin un homme ! \u00a0\u00bb Je veux dire : voici enfin un homme totalement humain parce que de part en part p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 par le divin. Voici l&rsquo;Homme par excellence. Voici le seul homme qui ne soit pas plus ou moins homme, plus ou moins intelligent, plus ou moins dou\u00e9 de m\u00e9moire, plus ou moins vertueux. Voici un homme qui ne fragmente pas la nature humaine, mais la manifeste pleinement en t\u00e9moignant par sa divino-humanit\u00e9 que l&rsquo;homme n&rsquo;est v\u00e9ritablement homme qu&rsquo;en Dieu et par Dieu, en \u00e9tant divinis\u00e9, engendr\u00e9 \u00e0 sa vie divine et incr\u00e9\u00e9e.\u2028Mais si cela est vrai, si nous y croyons vraiment, nous sommes dans l&rsquo;obligation de vivre, tout au long de nos journ\u00e9es, de nos semaines, de nos mois, de nos ann\u00e9es, le myst\u00e8re de No\u00ebl, le myst\u00e8re de la divino-humanit\u00e9, le myst\u00e8re de l&rsquo;union sans confusion du divin et de l&rsquo;humain. Nous devons consentir \u00e0 exp\u00e9rimenter le myst\u00e8re de la divinisation, de la p\u00e9n\u00e9tration de notre humanit\u00e9 par les \u00e9nergies divines et divinisantes du saint Esprit qui repose en pl\u00e9nitude sur l&rsquo;Enfant divino-humain de Bethl\u00e9em. Nous devons, jour apr\u00e8s jour, inlassablement jusqu&rsquo;\u00e0 notre dernier souffle, consentir on\u00e9reusement mais salutairement \u00e0 entrer en communion avec le saint Esprit, \u00e0 nous m\u00ealer \u00e0 l&rsquo;Esprit d\u00e9ifiant de la Pentec\u00f4te, \u00e0 nous laisser transfigurer en lumi\u00e8re sans d\u00e9clin, sereine et joyeuse par le Ressuscit\u00e9. Il s&rsquo;agit de consentir \u00e0 exp\u00e9rimenter une existence dont le mode est une mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre divine. Le message de No\u00ebl est que nous ratons notre destin\u00e9e si nous nous enfermons dans notre propre nature humaine p\u00e9cheresse et d\u00e9chue, animalis\u00e9e par le p\u00e9ch\u00e9. Le message de No\u00ebl est que le p\u00e9ch\u00e9 est en nous un \u00e9l\u00e9ment \u00e9tranger \u00e0 notre nature v\u00e9ritable, et que l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 celle-ci ne nous est possible que si nous acceptons l&rsquo;introduction en notre nature d&rsquo;un autre \u00e9l\u00e9ment \u00e9tranger, \u00e0 savoir le don divin, incr\u00e9\u00e9 et infini de l&rsquo;Esprit saint qui repose sur l&rsquo;Enfant n\u00e9 en la nuit de No\u00ebl. Le message de ce petit enfant est que si nous confessons sa filiation divine, nous recevons la Semence de sa divinit\u00e9, l&rsquo;Esprit saint dont il est, aupr\u00e8s du P\u00e8re, le R\u00e9ceptacle \u00e9ternel et, ici-bas, le Dispensateur oblig\u00e9. Le message que nous adresse ce petit enfant est que, si, dans la foi et l&rsquo;amour, nous ouvrons notre intelligence et notre c\u0153ur \u00e0 la le\u00e7on de sa naissance parmi nous, de son inimaginable humiliation, de son inconcevable abaissement, de sa condescendance infinie, alors l&rsquo;Acte g\u00e9n\u00e9rateur \u00e9ternel de son P\u00e8re c\u00e9leste sur lui s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;\u00e0 nous et nous naissons \u00e0 cette vie nouvelle dont l&rsquo;Enfant de Bethl\u00e9em devenu un homme d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es parlera \u00e0 Nicod\u00e8me.\u2028Si cet enfant na\u00eet du saint Esprit et de la vierge Marie et non point de Joseph, ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;union conjugale est un p\u00e9ch\u00e9. C&rsquo;est parce que, de toute \u00e9ternit\u00e9, cet Enfant a un P\u00e8re dont il est l&rsquo;unique-engendr\u00e9, le \u00a0\u00bb monogenes \u00ab\u00a0. Lors donc que la Parole \u00e9ternelle du P\u00e8re devient chair, le Fils ne peut devenir, m\u00eame charnellement, fils d&rsquo;un autre p\u00e8re que de Celui dont il dira \u00e0 Marie de Magdala apr\u00e8s sa r\u00e9surrection : \u00a0\u00bb mon P\u00e8re et votre P\u00e8re, mon Dieu et votre Dieu \u00a0\u00bb (Jn 20, 17). La g\u00e9n\u00e9ration charnelle de J\u00e9sus de Nazareth ici-bas, sa naissance \u00e0 l&rsquo;existence biologique promise \u00e0 la mort, ne peut \u00eatre qu&rsquo;un prolongement, un contre-coup de la g\u00e9n\u00e9ration \u00e9ternelle par laquelle Dieu son unique P\u00e8re et dont il est l&rsquo;unique Fils, lui communique la pl\u00e9nitude de sa Vie paternelle, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;Esprit saint. C&rsquo;est pourquoi le Credo affirme que le Christ est n\u00e9 et du saint Esprit et de la vierge Marie. En proclamant cela, la sainte Eglise se r\u00e9f\u00e8re implicitement au troisi\u00e8me Evangile en lequel nous lisons que l&rsquo;ange Gabriel annonce \u00e0 Marie qu&rsquo;elle sera m\u00e8re malgr\u00e9 sa virginit\u00e9 en lui disant : \u00a0\u00bb Le saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Tr\u00e8s-Haut te couvrira de son ombre \u00a0\u00bb (Lc 1, 35).\u2028En cet article de notre Credo, nous affirmons que la divinit\u00e9 est venue se m\u00ealer avec l&rsquo;humanit\u00e9 afin que les hommes soient m\u00e9lang\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Esprit saint que, de toute \u00e9ternit\u00e9, le P\u00e8re c\u00e9leste communique \u00e0 son Fils bien-aim\u00e9 en l&rsquo;engendrant. L&rsquo;Enfant qui na\u00eet \u00e0 No\u00ebl, c&rsquo;est le Feu divin venu incendier l&rsquo;humanit\u00e9 p\u00e9cheresse et d\u00e9chue, mais convi\u00e9e aux \u00e9pousailles divines. Notre pauvre humanit\u00e9 promise au Vendredi saint et \u00e0 la mort, c&rsquo;est le fer qui mis dans le feu peut devenir feu lui-m\u00eame. Nous n&rsquo;avons \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s que pour devenir feu et Esprit, pour entrer en contact divinisant avec le corps tr\u00e8s pur et le Sang tr\u00e8s pr\u00e9cieux du Ressuscit\u00e9.<\/p>\n<p><b>Il a \u00e9t\u00e9 crucifi\u00e9&#8230;<\/b>\u2028En Palestine, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 J\u00e9sus fut condamn\u00e9 \u00e0 mort et ex\u00e9cut\u00e9, la peine capitale pouvait \u00eatre inflig\u00e9e de trois mani\u00e8res. Ou bien on \u00e9tait citoyen romain et on avait la t\u00eate tranch\u00e9e par le glaive. Ce sera le cas de l&rsquo;ap\u00f4tre Paul. Ou bien on \u00e9tait juif et on \u00e9tait condamn\u00e9 par des juifs : on \u00e9tait lapid\u00e9. Ce sera le cas du diacre Etienne. Ou bien on \u00e9tait juif ( ou prisonnier de guerre, ou trublion politique ou esclave ) et la peine capitale \u00e9tait prononc\u00e9e et ex\u00e9cut\u00e9e par les Romains : on \u00e9tait crucifi\u00e9. Ce fut le cas de J\u00e9sus. Or, de ces trois formes de la peine capitale, seule la crucifixion, si terrible qu&rsquo;elle f\u00fbt, \u00e9tait digne d&rsquo;un homme dont nous avons la folie de confesser la pleine et enti\u00e8re divinit\u00e9. En effet, imagine-t-on le Fils co\u00e9ternel au P\u00e8re et au saint Esprit ayant la t\u00eate s\u00e9par\u00e9e du corps ou mise en bouillie ? Seule la crucifixion fut digne de la divino-humanit\u00e9 du Christ.\u2028Mais c&rsquo;\u00e9tait une peine atroce et cruelle. Longue \u00e0 venir si le supplici\u00e9 \u00e9tait jeune et vigoureux, s&rsquo;il n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 trop maltrait\u00e9 auparavant, la mort \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement provoqu\u00e9e par une asphyxie progressive terrible, survenant apr\u00e8s une t\u00e9tanisation des muscles caus\u00e9e par une immobilisation prolong\u00e9e. La poitrine cherchait l&rsquo;air en vain, le c\u0153ur se contractait, le visage se crispait. Des spasmes, des soubresauts, des contorsions d\u00e9formaient les traits et les lignes du corps. Pour respirer, le supplici\u00e9 cherchait \u00e0 relever son corps. Pour cela, il cherchait \u00e0 prendre appui sur ses pieds d\u00e9chir\u00e9s, et si peu qu&rsquo;il pes\u00e2t sur ses poignets transperc\u00e9s, en plein carpe, par les clous, le contact de ces derniers avec les nerfs provoquait de violentes souffrances. Afin de prolonger le supplice, on \u00e9vitait soigneusement les art\u00e8res, L&rsquo;agonie d&rsquo;un crucifi\u00e9 pouvait durer de longues heures, voire une journ\u00e9e enti\u00e8re, ou m\u00eame plusieurs jours lorsque le crucifi\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 attach\u00e9 \u00e0 la croix au moyen de cordes. J\u00e9sus mourut assez rapidement pour qu&rsquo;on ne lui bris\u00e2t pas les jambes et pour que Pilate s&rsquo;en \u00e9tonn\u00e2t. En 67 av. J.C., Pomp\u00e9e fit crucifier six mille esclaves sur les voies romaines menant \u00e0 Rome. Deux mille juifs subirent le m\u00eame sort apr\u00e8s la mort d&rsquo;H\u00e9rode le Grand. Et durant le si\u00e8ge de J\u00e9rusalem par Titus, en 70 de notre \u00e8re, pr\u00e8s de 500 juifs furent mis en croix quotidiennement par les Romains. Le livre du Deut\u00e9ronome cit\u00e9 par st. Paul en Ga. 3, 13, dit que celui qui est pendu est un objet de mal\u00e9diction aupr\u00e8s de Dieu (Dt 21, 23). Ce texte permet d&rsquo;entrevoir le scandale que repr\u00e9senta certainement aux yeux des disciples le spectacle du Messie, du \u00a0\u00bb Fils de David \u00a0\u00bb qui, moins d&rsquo;une semaine auparavant, le jour que nous appelons d\u00e9sormais des Rameaux, \u00e9tait entr\u00e9 glorieusement dans J\u00e9rusalem, mourant comme un r\u00e9prouv\u00e9.<\/p>\n<p><b>&#8230; pour nous &#8230;<\/b>\u2028L&rsquo;Un de la Trinit\u00e9 est devenu l&rsquo;un des hommes essentiellement pour tout exp\u00e9rimenter de l&rsquo;humaine condition, p\u00e9cheresse et d\u00e9chue, hormis le p\u00e9ch\u00e9. La mort de J\u00e9sus sur la croix signifie qu&rsquo;il n&rsquo;est pas un lieu o\u00f9 se d\u00e9ploie l&rsquo;existence humaine dont on pourrait dire que Dieu est absent. Le chr\u00e9tien ne peut pas dire \u00e0 Dieu d\u00e9sormais : Tu ne sais pas de quoi je parle quand, avec Job, je te crie que je suis affol\u00e9 de souffrance. Certes, Dieu n&rsquo;a pu faire l&rsquo;exp\u00e9rience du p\u00e9ch\u00e9 car l&rsquo;essence du p\u00e9ch\u00e9 est pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;absence de Dieu. Mais il a tout connu des s\u00e9quelles du p\u00e9ch\u00e9 en notre pauvre humanit\u00e9 : lui le seul-sans-p\u00e9ch\u00e9 a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 de part en part la tristesse humaine, le stress, la faim et la soif, la fatigue, l&rsquo;angoisse, l&rsquo;\u00e9chec aux yeux des hommes, la souffrance atroce, les affres de la mort et, pour finir, la d\u00e9r\u00e9liction du tombeau.<\/p>\n<p><b>&#8230; sous Ponce Pilate &#8230;<\/b>\u2028Pontius Pilatus \u00e9tait un militaire romain de l&rsquo;ordre \u00e9questre. Il devint pr\u00e9fet de Jud\u00e9e en l&rsquo;an 26. Il le resta jusqu&rsquo;en l&rsquo;an 36. Ce n&rsquo;est que plus tard, sous l&#8217;empereur Claude, que le gouverneur de Jud\u00e9e devint procurateur, \u00a0\u00bb procurator provinciae Iudaeae \u00ab\u00a0. Il d\u00e9pendait du l\u00e9gat de Syrie, Vitellius, qui, en 36, envoya Pilate \u00e0 Rome devant l&#8217;empereur Tib\u00e8re afin de s&rsquo;expliquer apr\u00e8s le massacre des Samaritains qu&rsquo;il avait orchestr\u00e9 en l&rsquo;an 36. Heureusement pour Pilate, ce dernier appris la nouvelle de la mort de Tib\u00e8re alors qu&rsquo;il \u00e9tait en route vers Rome. Il finit sa vie en exil \u00e0 Vienne, pr\u00e8s de Lyon. Le gouverneur de Jud\u00e9e avait le \u00a0\u00bb ius gladii \u00ab\u00a0, c&rsquo;est-\u00e0-dire le droit de condamner \u00e0 la peine capitale et le commandement d&rsquo;une force militaire. Parmi les juifs, Pilate a laiss\u00e9 un tr\u00e8s mauvais souvenir. Il avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 pr\u00e9fet de Jud\u00e9e par S\u00e9jan, le pr\u00e9fet du pr\u00e9toire, le bras droit de Tib\u00e8re, connu pour son antis\u00e9mitisme. Pilate se d\u00e9fiait des juifs qui l&rsquo;avaient desservi aupr\u00e8s de Tib\u00e8re. Il n&rsquo;avait rien \u00e0 tirer de J\u00e9sus et il comprenait tr\u00e8s bien que J\u00e9sus ne mena\u00e7ait pas l&rsquo;ordre public. Il fut indiff\u00e9rent sur le sort d&rsquo;un pauvre malheureux qu&rsquo;il e\u00fbt pourtant pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne pas condamner. Mais, en d\u00e9finitive, il laissa s&rsquo;\u00e9pancher la cruaut\u00e9 de la soldatesque, compos\u00e9e de troupes auxiliaires d&rsquo;origine syrienne ou samaritaine, tr\u00e8s hostiles aux juifs.<\/p>\n<p><b>\u2026a souffert &#8230;<\/b>\u2028A Geths\u00e9mani, le Pressoir \u00e0 huile, J\u00e9sus exp\u00e9rimente, dans la solitude, les disciples dorment, la tristesse et l&rsquo;angoisse : l&rsquo;attente et la pr\u00e9vision de la souffrance sont d\u00e9j\u00e0 une souffrance. J\u00e9sus est \u00e0 ce point stress\u00e9 qu&rsquo;il ruisselle de sueur et de sang. Un ph\u00e9nom\u00e8ne tr\u00e8s rare, rarissime chez l&rsquo;homme, plus fr\u00e9quent chez l&rsquo;animal, se produit en lui, qu&rsquo;on constate seulement lorsque le sujet est en proie \u00e0 une peur extr\u00eame ou \u00e0 une extr\u00eame d\u00e9tresse. Il s&rsquo;agit de ce que l&rsquo;on appelle l&rsquo;h\u00e9matidrose, c&rsquo;est-\u00e0-dire au passage de l&rsquo;h\u00e9moglobine dans la sueur. Ne parlons-nous pas de suer sang et eau ?\u2028On arr\u00eate J\u00e9sus et on le conduit chez Anne, l&rsquo;ancien grand-pr\u00eatre, le beau-p\u00e8re de Ca\u00efphe, en attendant l&rsquo;arriv\u00e9e, il fait encore nuit, des officiels du juda\u00efsme. L\u00e0, un assistant souffl\u00e8te J\u00e9sus alors qu&rsquo;il \u00e9tait strictement d\u00e9fendu, chez les juifs, de frapper un inculp\u00e9. Puis on l&#8217;emm\u00e8ne chez Pilate o\u00f9 il est condamn\u00e9 \u00e0 mort. Son supplice commence par une flagellation. Pour J\u00e9sus, ce fut la flagellation romaine. Elle \u00e9tait atroce. Pourtant, Pilate avait dit d&rsquo;abord aux juifs : \u00a0\u00bb Prenez-le vous-m\u00eames et jugez-le selon votre Tora \u00ab\u00a0. Si J\u00e9sus avait subi la flagellation \u00e0 la juive, il n&rsquo;e\u00fbt pas pu subir plus de quarante coups port\u00e9s par des lani\u00e8res de cuir. Il e\u00fbt re\u00e7u trente-neuf coups, on craignait d&rsquo;outrepasser par inadvertance la prescription de la Tora, d\u00e9v\u00eatu jusqu&rsquo;\u00e0 la ceinture, un tiers des coups lui e\u00fbt \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 sur la poitrine, le reste sur les \u00e9paules. St. Paul subira cinq fois ce traitement dur mais supportable. Dans la flagellation \u00e0 la romaine, le nombre des coups d\u00e9pendait du bon vouloir du bourreau ou de sa lassitude. Les \u00a0\u00bb flagella \u00ab\u00a0, en lani\u00e8re de cuir, ainsi que les verges d&rsquo;ormes \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9s aux citoyens romains. On dut appliquer \u00e0 J\u00e9sus les \u00a0\u00bb flagra \u00ab\u00a0, c&rsquo;est-\u00e0-dire des cha\u00eenettes de fer termin\u00e9es par des osselets et des balles de plomb. La peau se d\u00e9chirait et partait en lambeaux, des morceaux de chair se d\u00e9tachaient. On comprend qu&rsquo;apr\u00e8s un tel traitement, J\u00e9sus n&rsquo;ait pu porter son \u00a0\u00bb patibulum \u00a0\u00bb jusqu&rsquo;au bout et qu&rsquo;il soit mort pr\u00e9matur\u00e9ment.\u2028On le tourne en d\u00e9rision en l&rsquo;attifant en roi. Les soldats s&rsquo;amusent \u00e0 lui rendre un pseudo-hommage. On lui enfonce sur la t\u00eate une couronne d&rsquo;\u00e9pines qui fait jaillir du sang du cuir chevelu. Jeu cruel et abject. Il est ensuite emmen\u00e9 sur le lieu d&rsquo;ex\u00e9cution. Il doit porter le \u00a0\u00bb patibulum \u00ab\u00a0, c&rsquo;est-\u00e0-dire une traverse de bois qui sera ensuite hiss\u00e9e sur un piquet fich\u00e9 en terre. J\u00e9sus part du pr\u00e9toire de Pilate et passe par quelques ruelles aboutissant \u00e0 une large rue, plus tard jalonn\u00e9e de colonnes, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Constantin. Il importait aux Romains de promener ainsi les condamn\u00e9s dans les lieux les plus fr\u00e9quent\u00e9s de la ville, pour servir d&rsquo;exemple. J\u00e9sus arrive \u00e0 l&rsquo;une des deux portes du rempart Nord de l&rsquo;\u00e9poque, sans doute \u00e0 la porte d&rsquo;Ephra\u00efm, \u00e0 400 m environ du pr\u00e9toire et \u00e0 quelque 80 m du Golgotha, hors les murs de J\u00e9rusalem. Une tablette de bois, attach\u00e9e \u00e0 son cou ou port\u00e9e devant lui, indique le motif de sa condamnation : \u00a0\u00bb J\u00e9sus, le Naz\u00f4r\u00e9en, roi des juifs \u00ab\u00a0. En s&rsquo;exprimant ainsi, Pilate injuriait les juifs. J\u00e9sus est d\u00e9pouill\u00e9 de ses v\u00eatements, enti\u00e8rement nu, devant tout le monde, devant les saintes femmes, devant sa m\u00e8re. On lui cloue les poignets sur la traverse de bois, puis l&rsquo;ensemble est hiss\u00e9 sur le piquet fich\u00e9 en terre, et les deux pieds sont clou\u00e9s \u00e0 leur tour avec un seul clou dans le \u00a0\u00bb calcaneum \u00ab\u00a0. Les clous traversent les avant-bras et non pas les mains qui se seraient d\u00e9chir\u00e9es sous le poids du corps. Un croc en bois est plac\u00e9 au milieu du piquet pour soutenir le corps et l&#8217;emp\u00eacher de s&rsquo;affaisser. Il n&rsquo;y a pas de support pour les pieds. Tout est calcul\u00e9 pour faire durer le supplice.<\/p>\n<p><b>\u2026a \u00e9t\u00e9 enseveli.<\/b>\u2028Le shabbat de la grande f\u00eate juive de la P\u00e2que allait commencer. En un tel moment solennel et sacr\u00e9, il n&rsquo;\u00e9tait pas pensable, pour des juifs, de laisser ainsi des corps en croix, moribonds ou morts, tout pr\u00e8s des murs de la ville en pri\u00e8re et en liesse. L&rsquo;ensevelissement est alors rapide, dans un des tombeaux proches du lieu de la crucifixion, sans les soins fun\u00e8bres qu&rsquo;il \u00e9tait d&rsquo;usage de donner en pareille circonstance. Les Romains laissaient d&rsquo;ordinaire les cadavres des supplici\u00e9s sans s\u00e9pulture et sous bonne garde, leurs corps \u00e9tant ainsi livr\u00e9s aux vautours et aux chiens. La famille ne pouvait s&rsquo;en approcher. Dans le cas de J\u00e9sus, Il fallut l&rsquo;intervention aupr\u00e8s de Pilate d&rsquo;un personnage influent, un certain Joseph d&rsquo;Arimathie, \u00a0\u00bb membre du Grand Conseil ( = le sanh\u00e9drin ) et fort consid\u00e9r\u00e9\u2026 qui \u00e9tait disciple de J\u00e9sus, mais en secret, par crainte des juifs \u00ab\u00a0. Pilate accorda la faveur d&rsquo;un ensevelissement. Nicod\u00e8me vint aussi, apportant un m\u00e9lange d&rsquo;alo\u00e8s et de myrrhe. Il \u00e9tait tard. Il fallait faire vite. Joseph avait achet\u00e9 le linceul. Il descendit J\u00e9sus de la croix, l&rsquo;enveloppa (dans le linge) et le d\u00e9posa dans un tombeau qui avait \u00e9t\u00e9 taill\u00e9 dans le roc, puis il roula une pierre \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du tombeau. Le jour du Vendredi saint, \u00e0 l&rsquo;office des v\u00eapres, un clerc ou un la\u00efc mime ce passage de l&rsquo;Evangile tandis que le pr\u00eatre le lit.\u2028Avant de confier le corps de J\u00e9sus au s\u00e9pulcre on l&rsquo;avait embaum\u00e9 rapidement. Chez les juifs, il n&rsquo;\u00e9tait pas question de transformer le d\u00e9funt en momie \u00e0 la mani\u00e8re des Egyptiens. Aucune incision n&rsquo;\u00e9tait pratiqu\u00e9e dans le corps. On se contentait de le laver avec soin, de le plonger dans les huiles pr\u00e9cieuses et de le baigner de parfums, mais ces soins n&#8217;emp\u00eachaient pas la d\u00e9composition. Le cadavre fut donc entour\u00e9 de bandelettes avec les aromates. Puis, avant le d\u00e9but du shabbat, avec l&rsquo;apparition des premi\u00e8res \u00e9toiles, tout le monde s&rsquo;en alla.<\/p>\n<p><b>Et il est ressuscit\u00e9 le troisi\u00e8me jour&#8230;<\/b>\u2028Le lendemain du shabbat, c&rsquo;est-\u00e0-dire le jour que nous appelons d\u00e9sormais le dimanche, au petit jour, les saintes femmes \u00a0\u00bb se rendirent au s\u00e9pulcre avec les aromates qu&rsquo;elles avaient pr\u00e9par\u00e9s \u00a0\u00bb afin d&#8217;embaumer \u00e0 la juive le corps de J\u00e9sus. Elles rencontrent un ange (deux selon saint Luc). Le tombeau est vide, le linceul g\u00eet \u00e0 terre, le suaire \u00a0\u00bb qui passait sur la t\u00eate (n&rsquo;\u00e9tait pas) affaiss\u00e9, mais rest\u00e9 enroul\u00e9 \u00e0 sa place \u00ab\u00a0. L&rsquo;ange tient un discours que les femmes vont rapporter aux ap\u00f4tres. Ceux-ci prennent d&rsquo;abord cela pour des sornettes, des contes de bonne femme. Ensuite J\u00e9sus appara\u00eet aux disciples apr\u00e8s \u00eatre apparu \u00e0 Marie de Magdala. Il appara\u00eet aussi aux deux disciples cheminant vers Emma\u00fcs. Durant quarante jours, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;Ascension, il appara\u00eetra aux disciples, mangeant avec eux, se laissant toucher par Thomas.\u2028En ressuscitant au matin de P\u00e2ques, J\u00e9sus ne revient pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat ant\u00e9rieur \u00e0 sa mort sur la croix. J\u00e9sus ressuscit\u00e9 n&rsquo;est pas comparable \u00e0 Lazare ressuscit\u00e9. En effet, Lazare dut mourir une seconde fois et il attend encore qu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;Histoire son corps ressuscite pour de bon ! Le corps du Christ ressuscit\u00e9, qui passe \u00e0 travers les murs, n&rsquo;est pas un fant\u00f4me. Les fant\u00f4mes, ce sont nos pauvres corps corruptibles et animalis\u00e9s par le p\u00e9ch\u00e9. Le corps du Christ ressuscit\u00e9 est un corps glorifi\u00e9, tout p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 de la lumi\u00e8re incr\u00e9\u00e9e et de la gloire divine que son incarnation avait voil\u00e9es, ne les laissant transpara\u00eetre que le temps d&rsquo;un \u00e9clair, notamment au moment de la transfiguration sur la montagne. La pr\u00e9sence du Ressuscit\u00e9 est d\u00e9sormais une pr\u00e9sence chang\u00e9e : c&rsquo;est bien lui, et pourtant Marie de Magdala, qui, il y a quelques heures \u00e0 peine, tenait son corps sans vie dans ses bras, commence par le prendre pour le jardinier, n&rsquo;ayant pas l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;il puisse \u00eatre ressuscit\u00e9 et croyant plut\u00f4t \u00e0 un enl\u00e8vement.<\/p>\n<p><b>&#8230; conform\u00e9ment aux Ecritures.<\/b>\u2028En Jn 20, 9 saint Jean nous dit qu&rsquo;au matin de P\u00e2ques, Pierre et lui-m\u00eame \u00a0\u00bb \u00ab\u00a0n&rsquo;avaient pas encore compris I&rsquo;Ecriture, selon laquelle (J\u00e9sus) devait ressusciter d&rsquo;entre les morts \u00ab\u00a0. Ils auraient pu croire \u00a0\u00bb sans voir \u00a0\u00bb (\u00e0 Thomas J\u00e9sus dira \u00a0\u00bb heureux ceux qui croient sans voir \u00a0\u00bb Jn 20, 29) sur le seul t\u00e9moignage de l&rsquo;Ecriture, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 la lumi\u00e8re de la R\u00e9surrection qu&rsquo;ils p\u00e9n\u00e8trent le sens et la port\u00e9e de celle-ci. Aux disciples d&rsquo;Emma\u00fcs, le Christ ressuscit\u00e9 reproche : \u00a0\u00bb 0 c\u0153urs insens\u00e9s et lents \u00e0 croire \u00e0 tout ce qu&rsquo;ont annonc\u00e9 les Proph\u00e8tes&#8230; Et, partant de Mo\u00efse et de tous les Proph\u00e8tes, il leur interpr\u00e9ta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait \u00a0\u00bb (Lc 24, 25). Dans les discours de Pierre (Ac 2, 25-34 ; 3, 18-25 ; 4, 11 ; 10, 43) de Paul (Ac 13, 27-41) que nous rapporte le livre des Actes, tout comme dans la premi\u00e8re \u00e9p\u00eetre de saint Paul aux Corinthiens (1Co 15, 3 sq) l&rsquo;argumentation \u00e0 partir de l&rsquo;Ancien Testament est un \u00e9l\u00e9ment essentiel du message chr\u00e9tien primitif. Pour les disciples de J\u00e9sus, comme plus tard pour tous les P\u00e8res de l&rsquo;Eglise, le Christ accomplit les Ecritures, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;Ancien Testament. \u00a0\u00bb Rien dans l&rsquo;Ecriture, \u00e9crit saint Augustin, qui ne r\u00e9sonne le Christ, si toutefois l&rsquo;oreille \u00e9coute \u00ab\u00a0. Saint J\u00e9r\u00f4me \u00e9crit de son c\u00f4t\u00e9 : \u00a0\u00bb Ignorer les Ecritures, c&rsquo;est ignorer le Christ \u00ab\u00a0. Et Orig\u00e8ne : \u00a0\u00bb Voici comment tu dois comprendre les Ecritures : comme le corps unique et parfait du Verbe \u00ab\u00a0. C&rsquo;est saint J\u00e9r\u00f4me qui formule l&rsquo;id\u00e9e avec la concision la plus saisissante : \u00a0\u00bb Tu lis ? (le nouveau comme l&rsquo;ancien testament) L&rsquo;Epoux te parle.<\/p>\n<p><b>Et il est mont\u00e9 aux cieux&#8230;<\/b>\u2028Jusqu&rsquo;ici, depuis P\u00e2ques, J\u00e9sus disparaissait, semble-t-il (cf. Lc 24, 31). Cette fois, il s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve sous leurs yeux, en un mouvement qui indiquait bien un transfert en un autre monde. Stup\u00e9faits, ils en restent le nez en l&rsquo;air. Et voici qu&rsquo;ils sont avertis (par deux hommes v\u00eatus de blanc, deux anges, Ac 1, 10-11) que cette fois il s&rsquo;agit d&rsquo;un d\u00e9part d\u00e9finitif, et qu&rsquo;ils ne verront plus J\u00e9sus avant son retour, \u00e0 la fin des temps. Luc note que les disciples rentr\u00e8rent \u00e0 J\u00e9rusalem avec une grande joie (Lc 24, 53). Cela est quelque peu surprenant : savoir J\u00e9sus aux cieux devait les consoler m\u00e9diocrement de cette absence nouvelle et d\u00e9finitive. Au premier abord, on ne voit pas ce qui, dans cette s\u00e9paration, pouvait r\u00e9jouir les disciples. En r\u00e9alit\u00e9 les disciples ont cru comprendre que ce d\u00e9part de J\u00e9sus serait de tr\u00e8s courte dur\u00e9e et qu&rsquo;ensuite seraient inaugur\u00e9s les temps messianiques, les derniers temps, la Parousie.\u2028De fait, la Pentec\u00f4te s&rsquo;est produite, mais l&rsquo;effusion de l&rsquo;Esprit n&rsquo;a pas r\u00e9alis\u00e9 le Royaume messianique de la mani\u00e8re encore trop humaine qu&rsquo;attendaient les disciples lorsqu&rsquo;au jour de l&rsquo;Ascension ils demandent au Ressuscit\u00e9 : \u00a0\u00bb Est-ce en ce temps que tu vas r\u00e9tablir le Royaume d&rsquo;Isra\u00ebl ? \u00a0\u00bb (Ac 1, 6). Nous savons maintenant, nous le savons vraiment depuis que saint Jean a \u00e9crit son Apocalypse, c&rsquo;est le fond du message de ce livre proph\u00e9tique par lequel s&rsquo;ach\u00e8ve la Bible, nous savons que, dans le temps ind\u00e9fini de la vie de l&rsquo;Eglise, entre le premier et le second av\u00e8nement du Ressuscit\u00e9, le mode de pr\u00e9sence de celui-ci \u00e0 son Eglise est la pr\u00e9sence dans l&rsquo;absence. C&rsquo;est dans l&rsquo;Esprit saint que d\u00e9sormais le Christ nous est pr\u00e9sent, dans l&rsquo;Esprit saint dont il est le dispensateur oblig\u00e9 ici-bas parce que, dans l&rsquo;intimit\u00e9 de la vie trinitaire, il en est le r\u00e9ceptacle \u00e9ternel.<\/p>\n<p><b>\u2026il est assis \u00e0 la droite de Dieu&#8230;<\/b>\u2028Dans toute la Bible, la droite est un symbole de dignit\u00e9. Dans le premier livre des Rois, la reine-m\u00e8re, Bethsab\u00e9e, la veuve de David et m\u00e8re du nouveau roi Salomon, s&rsquo;assoit \u00e0 la droite de celui-ci (1Rois 2, 19). Dans le psaume 110, le Roi-Messie si\u00e8ge \u00e0 la droite de Dieu : \u00a0\u00bb Oracle du Seigneur \u00e0 mon Ma\u00eetre : Si\u00e8ge \u00e0 ma droile \u00a0\u00bb (Ps 110 (109) 1a). En Mt. 26, 64 J\u00e9sus affirme sa messianit\u00e9 divine, scandalisant ainsi le Grand-Pr\u00eatre, en disant : \u00a0\u00bb Vous verrez le Fils de l&rsquo;homme si\u00e9geant \u00e0 la droite de la Puissance \u00ab\u00a0. Et, dans le m\u00eame \u00e9vangile, le Jugement dernier est d\u00e9crit par J\u00e9sus comme le moment o\u00f9 \u00a0\u00bb le FiIs de l&rsquo;homme&#8230; placera les brebis \u00e0 sa droite \u00ab\u00a0. \u00a0\u00bb Les brebis \u00a0\u00bb \u00e9tant \u00a0\u00bb les b\u00e9nis de mon P\u00e8re, &#8230; les justes \u00a0\u00bb (Mt 25, 33, 34, 37). Dire du Christ que d\u00e9sormais il si\u00e8ge \u00e0 la droite du P\u00e8re, c&rsquo;est affirmer \u00e0 nouveau sa divinit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment exprim\u00e9e dans le Credo par le mot Seigneur.<\/p>\n<p><b>&#8230; et il reviendra avec gloire juger les vivants et les morts, et son r\u00e8gne n&rsquo;aura pas de fin.<\/b>\u2028Dans le premier \u00e9vangile, le Christ nous dit que le Fils de l&rsquo;homme doit venir dans la gloire de son P\u00e8re, avec ses anges ; et alors il rendra \u00e0 chacun selon ses oeuvres. Nagu\u00e8re, dans le \u00a0\u00bb Dies irae \u00ab\u00a0, la liturgie latine des d\u00e9funts chantait : \u00a0\u00bb Iudex ergo, cum sedebit, quidquid latet apparebit \u00ab\u00a0. \u00a0\u00bb Lors donc que le Juge si\u00e9gera, tout ce qui est cach\u00e9 appara\u00eetra \u00ab\u00a0. Lorsque l&rsquo;\u00e9v\u00eaque orthodoxe ordonne un pr\u00eatre, il d\u00e9pose dans la paume de sa main droite l&rsquo;Agneau, le Corps eucharistique du Christ en lui disant : \u00a0\u00bb Re\u00e7ois ce d\u00e9p\u00f4t, tu auras \u00e0 en rendre compte au jour du Jugement \u00ab\u00a0. Et le dimanche du Carnaval, nous chantons le kondakion suivant qu&rsquo;il faut proposer \u00e0 la m\u00e9ditation de tous ceux qui, en notre mill\u00e9naire finissant, ont un peu trop tendance \u00e0 \u00e9vacuer du christianisme tout ce qui, comme disait le philosophe d&rsquo;Aix Maurice Blondel, \u00a0\u00bb enl\u00e8ve les coussins de dessous le coude des p\u00e9cheurs \u00a0\u00bb : \u00a0\u00bb Lorsque tu viendras, dans la gloire, sur la terre, \u00f4 notre Dieu, la cr\u00e9ation enti\u00e8re tremblera, un fleuve de feu coulera devant ton tribunal, les livres seront ouverts et les secrets manifest\u00e9s (m\u00eame id\u00e9e que dans le dies irae) ; en ce jour d\u00e9livre-moi du feu qui ne s&rsquo;\u00e9teint pas et rends-moi digne de me tenir \u00e0 ta droite (c&rsquo;est-\u00e0-dire d&rsquo;\u00eatre sauv\u00e9), Juge juste et \u00e9quitable.<\/p>\n<p><b>P. Andr\u00e9 Borrely Recteur de la paroisse St Ir\u00e9n\u00e9e \u00e0 Marseille (France) in revue \u00ab\u00a0Orthodoxes \u00e0 Marseille\u00a0\u00bb N\u00b069<\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Partie 3 &#8230;qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux et a pris chair du saint Esprit et de la vierge Marie et s&rsquo;est fait homme.\u2028\u00a0\u00bb Le Verbe qui transcende l&rsquo;univers \u00a0\u00bb (kondakion de No\u00ebl) se fait chair dans le sein vierge d&rsquo;une petite galil\u00e9enne f\u00e9cond\u00e9 par l&rsquo;Esprit. 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