{"id":7982,"date":"2015-01-26T11:30:53","date_gmt":"2015-01-26T09:30:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eoc.ee\/?p=7982"},"modified":"2015-01-26T11:30:53","modified_gmt":"2015-01-26T09:30:53","slug":"de-l-embryon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eoc.ee\/fr\/orthodoxie\/societe\/de-l-embryon\/","title":{"rendered":"DE L&rsquo;EMBRYON"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">(Essai de r\u00e9flexion th\u00e9ologique selon la tradition de l&rsquo;Eglise Orthodoxe)<\/span><\/div>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b>par Monseigneur Stephanos M\u00e9tropolite de Tallinn et de toute l&rsquo;Estonie<\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Notre Eglise Orthodoxe n&rsquo;est jamais rest\u00e9e indiff\u00e9rente au probl\u00e8me de l&#8217;embryon humain. Les P\u00e8res de l&rsquo;Eglise, notre Droit Canon et aussi diverses positions th\u00e9ologiques prises \u00e0 l&rsquo;occasion de rencontres entre nos Eglises locales, nous proposent de nombreuses orientations susceptibles de nous assister dans nos diverses attitudes pastorales, de nous \u00e9clairer sur la nature et les droits de l&#8217;embryon humain. Essayons donc de les aborder bri\u00e8vement et de fa\u00e7on tr\u00e8s large.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #000099;\">A. LA NATURE DE L&rsquo;EMBRYON<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">1.-<\/span><\/b>\u00a0L&#8217;embryon est potentiellement un \u00eatre humain en puissance (si j&rsquo;ai bien saisi le sens canonique du probl\u00e8me) : ses cellules, son potentiel g\u00e9n\u00e9tique, sa morphologie et sa physiologie expriment en toutes choses la personne humaine. D&rsquo;ailleurs, le seul fait qu&rsquo;il soit capable de se d\u00e9velopper en uniquement un \u00eatre humain parfait et pas autre chose d\u00e9finit de fa\u00e7on indiscutable son essence essentiellement humaine. En tant que tel, il est beaucoup plus que ce qu&rsquo;il semble \u00eatre au premier abord car, en tant que tel, il est d\u00e9j\u00e0 un \u00eatre humain.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Dans un certain sens, sa symbiose de neuf mois avec sa m\u00e8re rel\u00e8ve de l&rsquo;humain puisqu\u2019il ne peut \u00eatre con\u00e7u que dans un sein uniquement son identit\u00e9 humaine alors qu&rsquo;il n&rsquo;existe que dans une perspective humaine ?<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Le moment de la conception repr\u00e9sente un poids \u00e9norme : un spermatozo\u00efde et un ovule s&rsquo;unissent pour aboutir \u00e0 une identit\u00e9 nouvelle, indissoluble et irr\u00e9versible, c&rsquo;est-\u00e0-dire, pour devenir une nouvelle vie qui est d\u00e9sormais une vie humaine, autrement dit un \u00eatre humain. Mais dans cette conception appara\u00eet aussi une autre dimension, myst\u00e9rieuse, plus sacr\u00e9e: l&rsquo;exclusivit\u00e9. Un ovule f\u00e9cond\u00e9 ne peut plus l&rsquo;\u00eatre par un autre spermatozo\u00efde parce que d\u00e9j\u00e0, les caract\u00e9ristiques d&rsquo;une nouvelle existence humaine ne peuvent plus \u00eatre modi-fi\u00e9es : la f\u00e9condation est donc d\u00e9finitive et irr\u00e9versible. Ce seul fait suffit \u00e0 d\u00e9montrer que nous sommes bien, avec l&#8217;embryon, en pr\u00e9sence d&rsquo;un \u00eatre humain. Lequel \u00e0 travers les diverses \u00e9tapes de son existence (enfance, adolescence, \u00e2ge adulte, vieillesse) laissera se d\u00e9rouler tout le processus de son identit\u00e9 humaine. Par cons\u00e9quent l&#8217;embryon est un \u00eatre humain parfait selon la nature mais encore imparfait de par son \u00e9tat. Les divers canons de l&rsquo;Eglise, notamment en mati\u00e8re d&rsquo;avortement, ne disent rien d&rsquo;autre que cela derri\u00e8re la rigueur des dispositions souvent tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8res qu\u2019il pr\u00e9voit ( Cf e.a. canons 91 du Concile in Trullo, canons 2 et 8 de St Basile, canons 21 et 22 de Jean le Je\u00fbneur, canon 21 du Concile d&rsquo;Ancyre et aussi le Pydalion).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">2.-<\/span><\/b>\u00a0De ce fait, l&#8217;embryon est une personne jouissant d&rsquo;une identit\u00e9. L&rsquo;Eglise consid\u00e8re avec respect toute l&rsquo;histoire de la personne humaine d\u00e8s l&rsquo;instant de sa f\u00e9condation jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 elle ach\u00e8vera sa course dans ce monde pour entrer dans l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Parce qu&rsquo;il poss\u00e8de, et non pas seulement en apparence, tout ce qui est de l&rsquo;homme dans toute son int\u00e9grit\u00e9. Pour l&rsquo;Eglise, l&#8217;embryon est vie d\u00e8s le premier jour de la conception, et non pas \u00e0 partir de son 12\u00e9me ou l5\u00e8me jour, et pour cette raison, il a droit \u00e0 toute protection et \u00e0 toute reconnaissance morale. Toute intervention sur lui, sous pr\u00e9texte qu&rsquo;il ne vit pas encore ou qu\u2019il n\u2019est pas encore suffisamment constitu\u00e9 en corps humain ou qu\u2019il n\u2019est pas encore ind\u00e9pendant du corps maternel, est du point de vue moral irrecevable. On peut affirmer ici, sans chercher \u00e0 d\u00e9velopper une quelconque pol\u00e9mique, que la question de l&rsquo;interruption volontaire de grossesse ne fait que mieux ressortir les droits de l&#8217;embryon. C&rsquo;est en tout cas ce que je comprends quand j&rsquo;aborde les canons de l&rsquo;Eglise notamment en mati\u00e8re d&rsquo;avortement. J&rsquo;ajouterai encore que la possibilit\u00e9 du choix du sexe de l&rsquo;enfant, si l&rsquo;on y regarde de plus pr\u00e8s, tant du point de vue des choix des parents que de certaines manipulations g\u00e9n\u00e9tiques possibles en vue de les contenter, pr\u00e9sente vu sous cet angle de non moins graves dangers notamment eu \u00e9gard \u00e0 des objectifs douteux que certains hommes politiques ou de la science peuvent \u00eatre tent\u00e9s d&rsquo;utiliser au profit de leurs strat\u00e9gies respectives. Nous ne nous lasserons pas ici de r\u00e9p\u00e9ter que chaque \u00eatre humain est unique et que sa diff\u00e9renciation des autres hommes commence d\u00e8s le moment de sa conception, qui est cet instant o\u00f9 la personne humaine acquiert sa r\u00e9alit\u00e9, son identit\u00e9 propre est tout son dynamisme propre, ind\u00e9pendamment des changements qui peuvent survenir par la suite. C&rsquo;est cela qui fait en premier de l&#8217;embryon une personne avec sa conscience propre et sa volont\u00e9 propre (cf. \u00e0 ce propos la note compl\u00e9mentaire \u00ab\u00a03\/d\u00a0\u00bb dans la bibliographie).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Il est vrai que dans ce domaine, les probl\u00e8mes d&rsquo;ordre moral sont d\u00e9licats \u00e0 soulever. La m\u00e9decine ne doit pas perdre de vue les buts fondamentaux du mariage et tout ce qui rel\u00e8ve du r\u00f4le et de la responsabilit\u00e9 des parents. Autrement dit, la fin ne peut en aucun cas justifier les moyens en mati\u00e8re de pratique m\u00e9dicale lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&#8217;embryon (on peut, par exemple, citer ici le cas des m\u00e8res porteuses et de tout ce que peut envisager la technologie moderne en 1a mati\u00e8re). Et ce parce que, pour l&rsquo;Eglise, le myst\u00e8re du mariage ne peut en aucun cas se limiter \u00e0 la seule n\u00e9cessit\u00e9 de la procr\u00e9ation. Si tel devait \u00eatre le cas, alors tous les moyens seraient bons pour atteindre ce seul but. Dans le cas, par exemple des avortements, aucune loi ne pourra jamais imposer \u00e0 qui que ce soit (m\u00e9decin, sage-femme ou infirmi\u00e8re) d&rsquo;agir \u00e0 l&rsquo;encontre de ses principes moraux. Aussi la question se pose de savoir comment on peut \u00e9laborer une \u00e9thique m\u00e9dicale susceptible de respecter les droits de l&#8217;embryon. Dans de nombreux pays il existe maintenant des comit\u00e9s d&rsquo;\u00e9thique. Dans le journal \u00a0\u00bb\u00a0KATHIMERINI\u00a0\u00a0\u00bb du 5 f\u00e9vrier 1989, le professeur DOXIADIS est d&rsquo;accord sur le fait que ces comit\u00e9s contr\u00f4lent les programmes de recherche sur l&rsquo;homme ou les d\u00e9cisions \u00e0 prendre dans des cas pr\u00e9cis de malades. Mais il ne leur reconna\u00eet aucun autre droit, notamment en mati\u00e8re de r\u00e9gulation des relations entre les m\u00e9decins ou entre les autres professionnels de la sant\u00e9.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Une telle attitude me semble juste parce que les r\u00e8gles de l&rsquo;\u00e9thique ne sont pas un simple ensemble de r\u00e8gles de bons comportements, ni un code de situations pr\u00e9visibles \u00e0 devoir r\u00e9genter. L&rsquo;\u00e9thique se situe au-del\u00e0 des r\u00e8gles et des codes. Elle est une attitude de vie, une mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre et en fin de compte, un crit\u00e8re pour un juste positionnement en face des probl\u00e8mes du quotidien. L&rsquo;Evangile est en mesure de mettre \u00e0 la disposition de tout un chacun de tels crit\u00e8res, \u00e0 la fois authentiques et objectifs. Aussi, si quelqu&rsquo;un veut pratiquer la morale dans une perspective chr\u00e9tienne, il lui suffit de laisser l&rsquo;Evangile le saisir au plus profond de lui-m\u00eame \u00e0 travers sa raison, son vouloir, sa compr\u00e9hension et ses d\u00e9marches. Dans de telles conditions la science devient sagesse, cr\u00e9ativit\u00e9, don, b\u00e9n\u00e9faction puisque l&rsquo;\u00e9thique rejoint la conscience de chacun. Dans ce domaine, le r\u00f4le de l&rsquo;Eglise consiste surtout \u00e0 proposer sa contribution sans rien imposer du tout, pour mieux permettre au monde de la m\u00e9decine et de la science de r\u00e9soudre, de la mani\u00e8re la plus authentique, les probl\u00e8mes pratiques qui rel\u00e8vent de l&rsquo;\u00e9thique et de la d\u00e9ontologie. Cela nous ram\u00e8ne \u00e0 notre propos initial : la morale chr\u00e9tienne \u00e9claire, de fa\u00e7on particuli\u00e8re, la valeur int\u00e9rieure de chaque personne humaine. Elle est sur terre un \u00eatre chaque fois unique et inestimable et ce parce que l&rsquo;homme est \u00e0 l&rsquo;image de Dieu ; image honor\u00e9e par l&rsquo;incarnation du Dieu-Homme, J\u00e9sus-Christ. Pour cette raison la vie de l&rsquo;homme est un bien inviolable et en tous points digne de respect ; le droit \u00e0 la vie pr\u00e9vaut sur toute autre consid\u00e9ration.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">3.-<\/span><\/b>\u00a0Pour l&rsquo;Orthodoxie la vision de l&rsquo;homme, de la vie et du monde est forc\u00e9ment th\u00e9o-centrique : chaque homme n&rsquo;est pas seulement un \u00eatre logique \u00e9ph\u00e9m\u00e8re mais essentiellement il est compris comme une ic\u00f4ne immortelle de Dieu : tout ce qui a trait \u00e0 sa condition naturelle est inf\u00e9rieur \u00e0 ce qui est en lien \u00e9troit avec son existence divine. Le don de la vie biologique est sans comparaison, non pas parce qu&rsquo;il s&rsquo;inscrit dans la continuit\u00e9 du naturel, mais parce qu&rsquo;il rejoint l&rsquo;\u00eatre spirituel : le commencement de la vie co\u00efncide avec le commencement de l&rsquo;\u00e2me ; l&rsquo;\u00e9volution du premier d\u00e9termine la situation du second. L&#8217;embryon est donc aussi une \u00e2me vivante. Et l&rsquo;\u00e2me est cet \u00e9l\u00e9ment de l&rsquo;homme qui lui permet d&rsquo;opter pour la sanctification ou le p\u00e9ch\u00e9, pour le refus de Dieu ou la reconnaissance de sa manifestation parmi les hommes. En d&rsquo;autres termes, il est en mesure de se contenter de son \u00e9tat naturel ou au contraire d&rsquo;atteindre par gr\u00e2ce une physionomie divine du fait que l&rsquo;\u00e2me continue \u00e0 vivre apr\u00e8s la mort malgr\u00e9 les lois naturelles et que librement elle peut se laisser f\u00e9conder par les \u00e9nergies de la gr\u00e2ce divine pour que l&rsquo;homme soit d\u00e9ifi\u00e9 de par sa communion avec la nature divine. A cause de cela la vie biologique sur terre rev\u00eat une valeur incomparable car elle n&rsquo;est pas un simple don de Dieu, mais elle se pr\u00e9sente comme une occasion unique, celle de la participation de l&rsquo;homme cr\u00e9\u00e9 aux \u00e9nergies incr\u00e9es de Dieu \u00e0 la divinit\u00e9 m\u00eame de J\u00e9sus-Christ par le bapt\u00eame. Le corps devient alors temple de l&rsquo;\u00e2me et la vie sur terre vase mystique de la vie du monde \u00e0 venir. Par cons\u00e9quent, d\u00e9but de vie signifie en m\u00eame temps d\u00e9but de l&rsquo;\u00e2me : l&rsquo;instant de notre naissance a plus de poids que celui de notre mort parce que la naissance est commencement d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 alors que la mort n&rsquo;est que l&rsquo;ach\u00e8vement du provisoire.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Cela rejoint le point de vue des Cappadociens de refuser de circonscrire la nature incorporelle en des limites spatiales : pour Basile de C\u00e9sar\u00e9e, c&rsquo;est par la raison que l&rsquo;homme est \u00e0 l&rsquo;image du Cr\u00e9ateur et non par sa forme corporelle et c&rsquo;est pourquoi \u00a0\u00bb l&rsquo;image n&rsquo;\u00e9tant vraiment image que dans la mesure o\u00f9 elle poss\u00e8de tous les attributs de son mod\u00e8le \u00ab\u00a0, elle ne peut \u00eatre enferm\u00e9e dans des d\u00e9limitations spatiales puisque l&rsquo;homme est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l&rsquo;image m\u00eame de Dieu (cf. Hom\u00e9lies sur l&rsquo;Hexaemeron ; sur l&rsquo;origine de l&rsquo;homme et dans les Grandes R\u00e8gles) ; quant \u00e0 Gr\u00e9goire de Nysse (cf. La cr\u00e9ation de l&rsquo;homme) il soutient que : \u00a0\u00bb l&rsquo;esprit&#8230; s&rsquo;approchant de notre nature de telle sorte qu&rsquo;il se joint \u00e0 elle, (il) est \u00e0 la fois en elle et autour d&rsquo;elle, sans pourtant y avoir son si\u00e8ge ni l&rsquo;enfermer en lui \u00ab\u00a0. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;homme est v\u00e9ritablement un dans la composition d&rsquo;\u00e2me et de corps. \u00a0\u00bb\u00a0La question de l&rsquo;animation de l&#8217;embryon, \u00e9crit le Dr Eric BARTHELME, apporte une confirmation d\u00e9cisive \u00e0 cette mani\u00e8re de voir (c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 cette perspective religieuse des Cappadociens sur l&rsquo;homme comme cr\u00e9ature) car il permet en effet de concilier l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une nature humaine duelle et le myst\u00e8re de la priorit\u00e9 et de la post\u00e9riorit\u00e9 du spirituel sur le physique dans une conception selon laquelle le commencement de l&rsquo;existence est unique et le m\u00eame pour l&rsquo;\u00e2me et le corps \u00ab\u00a0. Gr\u00e9goire de Nysse aura ainsi recours \u00e0 l&rsquo;image biblique des \u00ab\u00a0tuniques de peau\u00a0\u00bb (Gn 2, 21) pour d\u00e9signer ce qui, \u00e0 son sens, est rajout\u00e9 \u00e0 cette image cr\u00e9\u00e9e selon celle de Dieu (Gn 1, 27) et le d\u00e9grade, \u00e0 savoir la vie biologique et instinctive que l&rsquo;homme partage avec les animaux depuis la chute (Sur la Virginit\u00e9, PG 46\/12, 373;376A) \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ainsi l&rsquo;homme est dot\u00e9 d&rsquo;une structure ontologique tr\u00e8s particuli\u00e8re puisqu&rsquo;il conjugue en lui le monde de la mati\u00e8re et celui de l&rsquo;esprit. Par nature il est constitu\u00e9 d&rsquo;une \u00e2me et d&rsquo;un corps depuis son commencement jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. Ainsi, dit encore Gr\u00e9goire de Nysse : \u00a0\u00bb\u00a0on ne doit pas placer la cr\u00e9ation de l&rsquo;un de ses composants avant celle de l&rsquo;autre : ni la cr\u00e9ation de l&rsquo;\u00e2me avant celle du corps, ni l&rsquo;inverse ; car alors l&rsquo;homme serait mis en conflit avec lui-m\u00eame si on le divisait par une distinction temporelle\u00a0\u00bb (in La cr\u00e9ation de l&rsquo;homme). Par cons\u00e9quent nous pouvons affirmer ici que l&#8217;embryon est anim\u00e9 d\u00e8s sa conception biologique. Cette question du statut anthropologique a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement \u00e9clair\u00e9e chez saint Maxime le Confesseur par la christologie. Pour lui, la perfection de l&rsquo;Incarnation impose que le Christ soit pleinement homme et pleinement Dieu d\u00e8s le moment de sa conception. Or, le Christ r\u00e9v\u00e8le aussi ce qu&rsquo;est l&rsquo;humanit\u00e9 de l&rsquo;homme, \u00ab\u00a0Par cons\u00e9quent, l&rsquo;homme est constitu\u00e9, selon Maxime le Confesseur, d&rsquo;un corps et d&rsquo;une \u00e2me d\u00e8s sa conception biologique\u00a0\u00bb, dit le Dr Philippe CASPAR dans un article assez r\u00e9cent, o\u00f9 il \u00e9tudie le statut de l&#8217;embryon humain chez les P\u00e8res de l&rsquo;Eglise.\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Compte tenu de ce qui vient d&rsquo;\u00eatre dit, si d\u00e9j\u00e0 le fait de cloner un v\u00e9g\u00e9tal ou un animal rel\u00e8ve d&rsquo;une r\u00e9flexion d\u00e9j\u00e0 complexe du fait que le clonage, d&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, d\u00e9truit la sp\u00e9cificit\u00e9 des cr\u00e9atures, combien le clonage humain n&rsquo;est il pas inadmissible et scandaleux, m\u00eame \u00e0 titre d&rsquo;hypoth\u00e8se ou de simple utopie de savant. Pour le Dr Claude HIFFLER, cela rel\u00e8ve \u00ab\u00a0d&rsquo;une diabolisation de la science\u00a0\u00bb. Car, ajoute-t-il encore, \u00a0\u00bb toutes les cr\u00e9atures ont droit au respect de leur diff\u00e9rence et de leur existence. L&rsquo;homme en particulier, parce qu&rsquo;il est une personnalit\u00e9 irr\u00e9ductible, \u00e0 dessein divino-humaine, doit toujours se rappeler qu&rsquo;i1 est \u00a0\u00bb\u00a0\u00e0 l&rsquo;image et \u00e0 la ressemblance de Dieu\u00a0\u00ab\u00a0, il ne doit jamais oublier qu&rsquo;i1 est le jardinier et le gardien de la Cr\u00e9ation (Gn 2,15). Nos rapports avec notre propre corps et celui des autres exigent une vision sacramentelle d&rsquo;amour et de respect, pr\u00e9cis\u00e9ment parce que nous sommes par notre corps le Temple da Saint Esprit \u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Selon l&rsquo;Eglise Orthodoxe le mariage remplit une double fonction : il vise \u00e0 l&rsquo;union de deux \u00eatres, qui sont l&rsquo;homme et la femme, et au fruit de cette union qui est la procr\u00e9ation, \u00ab\u00a0afin que soit aussi perp\u00e9tu\u00e9 le genre humain \u00ab\u00a0. Le lien entre ces deux fonctions est indissoluble. L&rsquo;union charnelle pr\u00e9suppose l&rsquo;union des \u00e2mes ; la premi\u00e8re est la cons\u00e9quence de la seconde. Aussi la procr\u00e9ation appara\u00eet ici comme un acte responsable par rapport \u00e0 cette relation complexe qui na\u00eet du mariage. L&rsquo;Eglise, pour sa part, ne voit pas cette relation comme une concurrence entre le corps et l&rsquo;\u00e2me : ces deux \u00e9l\u00e9ments qui fondent la personne humaine ne diff\u00e8rent pas l&rsquo;un de l&rsquo;autre et ne se battent pas l&rsquo;un contre l&rsquo;autre. Dans le mariage les deux \u00e9poux expriment fondamentalement leur unit\u00e9 spirituelle en utilisant pour ce faire le langage de leur corps. Et l&rsquo;enfant qui va na\u00eetre de cette union ne sera que le fruit de ce don r\u00e9ciproque que se font les parents entre eux. Seul donc le couple poss\u00e8de le droit de devenir parents et seulement l&rsquo;un \u00e0 travers l&rsquo;autre.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Il me semble important de rappeler cette \u00e9vidence parce que de nos jours, il y en a la n\u00e9cessit\u00e9 du fait que :<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">1.<\/span><\/b>\u00a0Les progr\u00e8s immenses de la m\u00e9decine la rendent aussi plus dangereuse.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">2.<\/span><\/b>\u00a0L&rsquo;\u00e9tat, en l\u00e9gif\u00e9rant de plus en plus dans le domaine de la sant\u00e9, ne peut faire abstraction de la vie des individus et cela risque de cr\u00e9er des tensions entre les int\u00e9r\u00eats d&rsquo;ordre social et la libert\u00e9 des personnes.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">3.<\/span><\/b>\u00a0Du fait qu\u2019il se pose de nombreuses questions quant \u00e0 la provenance et \u00e0 l&rsquo;utilisation des fonds qui sont allou\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">4.<\/span><\/b>\u00a0Et enfin parce que les citoyens poss\u00e8dent plus de connaissances que par le pass\u00e9 en mati\u00e8re de sant\u00e9. A une \u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;on fait tant de place aux Droits de l&rsquo;Homme, les scientifiques chr\u00e9tiens se doivent de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l&rsquo;actualisation du th\u00e8me de l&rsquo;homme \u00a0\u00bb\u00a0image de Dieu \u00a0\u00bb pour proposer un nouvel espace \u00e9thique indispensable capable de s&rsquo;ouvrir dans une vision de transfiguration et non pas de d\u00e9figuration de l&rsquo;homme et du cosmos. Il nous suffit, pour cela, de nous souvenir des martyrs chr\u00e9tiens de tous les temps, lesquels, en confessant le Christ, ont en m\u00eame temps t\u00e9moign\u00e9 leur foi en l&rsquo;\u00e9minente dignit\u00e9 de l&rsquo;\u00eatre humain.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #000099;\">B. LES DROITS DE L&rsquo;EMBRYON<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">On peut tenter d&rsquo;en d\u00e9gager au moins trois :<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">1.<\/span><\/b>\u00a0Le premier est celui de son identit\u00e9. Il lui revient de montrer son identit\u00e9 et sa personnalit\u00e9. C&rsquo;est \u00e0 lui de nous dire qui il est et ce qu\u2019il est et non pas \u00e0 nous. De nous faire savoir s&rsquo;il est ou non un homme parfait et de nous r\u00e9v\u00e9ler ce qui le caract\u00e9rise sur le plan physique et psychique qui le diff\u00e9rencie des autres humains. Ce droit, la science et la soci\u00e9t\u00e9 doivent le prot\u00e9ger. L&#8217;embryon est beaucoup plus ce qu\u2019il va devenir que ce qu&rsquo;il est maintenant.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">2.<\/span><\/b>\u00a0Le second droit est celui de la vie. Sa finalit\u00e9 est de devenir un homme dans toute la pl\u00e9nitude de ce terme. Et ce dans les conditions optimales. Et de m\u00eame le but de son existence doit seulement \u00eatre tourn\u00e9 vers la vie et jamais vers l&rsquo;exp\u00e9rimentation (comme c&rsquo;est, ici ou l\u00e0, le cas dans certains laboratoires) ou vers la question du surplus d&#8217;embryons pour lesquels on se pose tant de questions notamment quant \u00e0 la possibilit\u00e9 de leur destruction, ou vers leur mise \u00a0\u00bb\u00a0en veilleuse\u00a0\u00a0\u00bb par cong\u00e9lation. Il est affligeant de savoir que pour des milliers d&#8217;embryons on a substitu\u00e9 le milieu chaleureux naturel de leur d\u00e9veloppement, qui est le sein maternel, par le milieu froid d&rsquo;un cong\u00e9lateur et que l&rsquo;on transforme la formidable capacit\u00e9 de vie qu&rsquo;il contient en perspective de mort ou d&rsquo;exp\u00e9rience scientifique.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">3.<\/span><\/b>\u00a0Le troisi\u00e8me droit qui lui \u00e9choit tout naturellement est celui de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. L&#8217;embryon poss\u00e8de une \u00e2me immortelle. Le don qui lui est fait de passer par la matrice de la vie biologique \u00e0 la vie de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 rejoint ce m\u00eame droit que lui offre Dieu d&rsquo;\u00eatre f\u00e9cond\u00e9 et de se multiplier.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #000099;\">C. PROTECTION ET RESPECT DE L&rsquo;EMBRYON<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">C&rsquo;est un fait que la vue d&rsquo;un b\u00e9b\u00e9 \u00e9meut, non seulement les individus mais aussi toute soci\u00e9t\u00e9. Et cela est pleinement justifi\u00e9 car l&rsquo;enfant m\u00e9rite, de par sa fragilit\u00e9 m\u00eame et tout ce qu\u2019il repr\u00e9sente pour l&rsquo;avenir, tout sentiment sacr\u00e9 et tout respect.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Il devrait en \u00eatre, sinon plus, de m\u00eame pour l&#8217;embryon : son combat pour sa survie, son degr\u00e9 de d\u00e9pendance et son incapacit\u00e9 de s\u2019autoprot\u00e9ger sont encore plus grands que ceux de n\u2019importe quel b\u00e9b\u00e9. Aussi la vie d\u00e9pendante que m\u00e8ne l&#8217;embryon dans le ventre de sa m\u00e8re est bien plus sacr\u00e9e que celle d\u00e9j\u00e0 plus autonome d&rsquo;un tout petit enfant. Il est de notre devoir \u00e0 tous de faire en sorte que tout embryon b\u00e9n\u00e9ficie de toute aide possible pour survivre et se d\u00e9velopper dans des conditions optimales. Parce que son existence d\u00e9pend de notre seul bon vouloir, il nous est facile de la d\u00e9truire.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Bien plus, la destruction d&rsquo;un embryon c&rsquo;est un refus de Dieu, un refus de lui permettre de se manifester dans le monde parce que la conception biologique d&rsquo;un homme dans le sein maternel co\u00efncide avec sa conception spirituelle dans la pens\u00e9e de Dieu. Celui qui fait obstacle \u00e0 la premi\u00e8re bloque \u00e0 la seconde toute perspective d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. On peut pr\u00e9ciser ici que le refus de concevoir l&#8217;embryon est un p\u00e9ch\u00e9 bien plus petit que celui de l&#8217;emp\u00eacher de continuer \u00e0 vivre. De m\u00eame qu\u2019il n\u2019est pas possible d&#8217;emp\u00eacher un enfant de devenir un jour un homme adulte et responsable, de m\u00eame et plus encore il n&rsquo;est pas possible de mettre un terme au combat que m\u00e8ne l&#8217;embryon pour accueillir en lui une \u00e2me car c&rsquo;est porter atteinte \u00e0 sa dignit\u00e9. Assur\u00e9ment l&#8217;embryon n\u2019est pas encore un \u00eatre humain accompli et incontes-tablement il ne cesse pourtant d&rsquo;\u00eatre homme et en tout cas, en aucune mani\u00e8re il ne peut \u00eatre \u00a0\u00bb un non-homme \u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Peut-\u00eatre que cela ne convient pas \u00e0 nos soci\u00e9t\u00e9s modernes. Elles voudraient bien que l&rsquo;homme soit d\u00e9pourvu d&rsquo;\u00e2me et d&rsquo;esprit. Il suffit pour cela de se tourner vers toutes ces th\u00e9ories de l&rsquo;\u00e9volution, lesquelles sont des tentatives, non pas de prouver (cela n&rsquo;est pas possible) mais de se convaincre que notre origine est naturellement animale. Le regard de l&rsquo;Eglise est tout autre : l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 commence avec la conception et le potentiel que contient chaque embryon ne rel\u00e8ve pas du domaine de l&rsquo;abstrait mais annonce d\u00e9j\u00e0 le d\u00e9sir eschatologique qui est le propre de la nature humaine. Ce potentiel qui nous permet de nous demander ce que nous pouvons devenir ou ce pourquoi nous sommes appel\u00e9s nous donne la force d&rsquo;affronter notre vie terrestre qui est corruption et bri\u00e8vet\u00e9. Notre monde est un monde \u00e9trange, dans lequel r\u00e9sident le moins \u00e0 cause de la chute et le plus \u00e0 cause de notre d\u00e9sir de conna\u00eetre Dieu. Un monde sans cesse en qu\u00eate de nouveaut\u00e9 et de cr\u00e9ation. Pourtant, si priorit\u00e9 il y a, ce n\u2019est pas d&rsquo;am\u00e9liorer d&rsquo;abord notre quotidien mais de nous situer dans la perspective du monde \u00e0 venir, qui pour nous les chr\u00e9tiens est la construction du Royaume de Dieu. \u00a0\u00bb D\u00e9posons maintenant tous les soucis du monde, chantons-nous au moment de l&rsquo;hymne des Ch\u00e9rubins lors de la Divine Liturgie, pour recevoir le Roi de toutes choses \u00ab\u00a0. C&rsquo;est dans cette perspective qu\u2019il nous faut situer l&#8217;embryon : pour lui, comme pour chacun d&rsquo;entre nous, il y a eu synergie entre Dieu et le d\u00e9sir des parents. Une synergie ou en toute humilit\u00e9 est venue s&rsquo;ajouter un peu de science de notre science. Maintenant que ce \u00a0\u00bb peu de science \u00a0\u00bb de notre science a tendance \u00e0 devenir plus important o\u00f9 se situe la v\u00e9ritable fronti\u00e8re entre la capacit\u00e9 de la science de mieux manifester le myst\u00e8re de l&rsquo;union de la vie naturelle avec l&rsquo;\u00e2me, de la beaut\u00e9 du pr\u00e9sent avec la splendeur de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 et entre la capacit\u00e9, qui peut aussi \u00eatre la sienne, de mettre un terme brutal \u00e0 la libre spiritualit\u00e9 de l&rsquo;homme ? C&rsquo;est \u00e0 ce niveau, ce me semble, que se situe le probl\u00e8me de la survie ou de la destruction de l&#8217;embryon.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Permettez-moi, en guise de conclusion, de vous donner lecture d&rsquo;un extrait de lettre, \u00e9crite par une femme de Suisse. Elle s&rsquo;est fait avorter dans sa jeunesse et, bien plus tard, s&rsquo;adresse directement \u00e0 cet enfant qu\u2019elle n&rsquo;aura jamais eu. Cela non pas par sentimentalisme. Dans le tragique de son v\u00e9cu les mots simples de cette femme r\u00e9sument bien tout l&rsquo;objet de mon expos\u00e9. Et c&rsquo;est cela que je tenais \u00e0 vous communiquer afin de mettre, dans la s\u00e9cheresse de nos propos et de nos raisonnements la voix du c\u0153ur, objet tout aussi indispensable \u00e0 notre r\u00e9flexion :<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Mon enfant tr\u00e8s aim\u00e9,<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">Depuis longtemps d\u00e9j\u00e0 je tenais \u00e0 te dire ce que je porte dans mon c\u0153ur. Pardonne-moi de t&rsquo;avoir emp\u00each\u00e9 de voir la lumi\u00e8re. Tu es venu faire ta demeure dans mon corps\u2026 pour illuminer mon existence. Si tu savais combien malheureuse je suis aujourd&rsquo;hui parce que tu n&rsquo;es pas \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s. H\u00e9las, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque je ne te voyais pas comme une personne mais comme un accident, un malheur, une injustice. Comme j&rsquo;ai honte aujourd&rsquo;hui ! &#8230; Malgr\u00e9 tout, je suis convaincue que toi tu es dans la jouissance de 1a lumi\u00e8re de Dieu. (Car) Lui il t&rsquo;a ouvert les bras puisque moi je t&rsquo;avais refus\u00e9 les miens. Alors je te supplie, mon enfant ch\u00e9ri (si j&rsquo;ai encore le droit de te nommer ainsi), prie pour moi, veille pr\u00e8s de moi, aide-moi dans les heures difficiles que je traverse. Pour moi tu es un ange qui chante les merveilles de Dieu. Quant \u00e0 moi, je suis s\u00fbre que j&rsquo;ai encore une mission \u00e0 accomplir sur cette terre. Aussi aide-moi \u00e0 distribuer autour de mot la tendresse et l&rsquo;amour que je t&rsquo;ai refus\u00e9s. Sign\u00e9 : Patricia ta maman !<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #000099;\">BIBLIOGRAPHIE<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">1. R\u00e9f\u00e9rences patristiques :<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; pour Ss Basile et Gr\u00e9goire de Nysse cf. Encyclopedia Universalis 3, pp29-30 et 8, ppl4-15.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; pPour St Maxime le Confesseur, cf. l&rsquo;article de M-H- CONGOURDEAU in \u00ab\u00a0la politique et la mystique\u00a0\u00bb Paris. Crit\u00e9rion 1984 ; \u00ab\u00a0Maxime le Confesseur et l&rsquo;humanit\u00e9 de l&#8217;embryon\u00a0\u00bb et in \u00ab\u00a0Nouvelle revue th\u00e9ologique\u00a0\u00bb t-III, 1989, pp.693-709 \u00a0\u00bb l&rsquo;animation de l&#8217;embryon chez Maxime le Confesseur \u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">2. Articles en langue fran\u00e7aise :\u00a0<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b>&#8211; Revue \u00ab\u00a0connaissance des P\u00e8res de l&rsquo;Eglise\u00a0\u00bb<\/b>\u00a0N\u00b052\/d\u00e9cembre 1993, sous la rubrique \u00ab\u00a0sant\u00e9 et maladie chez les P\u00e8res\u00a0\u00bba) Dr Eric BARTHELME : \u00ab\u00a0quelques aspects de la conception du corps chez Basile de C\u00e9sar\u00e9e et Gregoire de Nysse \u00a0\u00bb pp,l2-13 b) Dr Philippe CASPAR : \u00ab\u00a0comment les P\u00e8res de l&rsquo;Eglise envisagent le statut de l&#8217;embryon humain\u00a0\u00bb pp,l7-18.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211;\u00a0<b>Revue \u00ab\u00a0SYNAXE\u00a0\u00bb<\/b>\u00a0N\u00b0 41 juillet-sept- 1997) : \u00ab\u00a0bio\u00e9thique : clonage et transg\u00e9nisme\u00a0\u00bb par le Dr Claude HIFFLER pp.4-5.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b><span style=\"color: #cc0000;\">3. Articles en langue grecque :\u00a0<\/span><\/b><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b>a)<\/b>\u00a0Archim. Nicolas HATZINICOLAOU : \u00a0\u00bb\u00a0application de la technologie exp\u00e9rimentale sur des embryons humains\u00a0\u00a0\u00bb in TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION -Ath\u00e8nes 1996 PP.349-367.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b>b)<\/b>\u00a0M\u00e9tropolite de D\u00e9m\u00e9triados CHRISTODOULOS: Ethique de la d\u00e9ontologie m\u00e9dicale in TRlBUNE MEDICALE (IATRIKO VIMA), f\u00e9vrier 1990, pp.37-41 et loc. cit. mai 1989 : conception technique et \u00e9thique chr\u00e9tienne pp. 47-48.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b>c)<\/b>\u00a0la lettre de Patricia a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9e par la revue \u00ab\u00a0KATHOLIKI\u00a0\u00bb, Ath\u00e8nes, le 28\/04\/1998, p.3.\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\"><b>d)<\/b>\u00a0Note compl\u00e9mentaire : texte ci-joint in \u00ab\u00a0TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION \u00a0\u00bb loc, cit, et sign\u00e9 par l&rsquo;actuel Archev\u00eaque d&rsquo;Ath\u00e8nes SB- CHRISTODOULOS pp.167-171. \u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211;\u00a0\u00bb\u00a0 Le point de vue que la vie humaine ne commence pas d\u00e8s la conception est ancien et on le rencontre dans le Droit Romain, lequel est influenc\u00e9 par la philosophie antique . Ainsi ce droit reconnaissait que l&#8217;embryon , \u00a0\u00bb\u00a0\u00eatre inanim\u00e9, n&rsquo;est pas \u00e0 \u00eatre compt\u00e9 parmi les vivants, puisque non reconnu comme homme , mais comme partie du sein maternel \u00a0\u00bb (cfr. C.Rallis: Droit p\u00e9nal de l&rsquo;Eglise orthodoxe d&rsquo;Orient , p.222) . Malgr\u00e9 cela , ce m\u00eame droit acceptait que le NASCITURUS, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&#8217;embryon , \u00e9tait du point de vue du droit un sujet jouissant de m\u00eames droits et des m\u00eames devoirs que tout \u00eatre humain. Pour cette raison il punissait tant\u00f4t par la peine de l&rsquo;exil tant\u00f4t par celle de la mort toute destruction de l&#8217;embryon . Aussi est-on \u00e0 juste en titre en droit de se demander combien progressiste peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e l&rsquo;id\u00e9e que soutiennent de nos jours ceux qui militent en faveur de l&rsquo;avortement , \u00e0 savoir que jusqu&rsquo;\u00e0 une certaine \u00e9poque l&#8217;embryon n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00eatre humain , alors que cette argumentation ne remonte qu&rsquo;\u00e0 une l\u00e9gislation qui est appliqu\u00e9e depuis seulement \u00e0 peine 20 ans.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; Il est vrai que dans le livre de l&rsquo;Exode ( &lsquo;Ancien Testament &#8211; Exode , chap. 21\/21-23) il existe un verset, lequel \u00e0 premi\u00e8re vue donne l&rsquo;impression de concourir \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e que durant les stades initiaux de son existence l&#8217;embryon n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00eatre humain. Et ce parce que ce verset fait la diff\u00e9rence entre embryon \u00a0\u00bb\u00a0repr\u00e9sent\u00e9 et non repr\u00e9sent\u00e9\u00a0\u00ab\u00a0. Sur la base de cette distinction le fauteur d&rsquo;un avortement sur une femme enceinte n&rsquo;est pas puni si l&#8217;embryon \u00a0\u00bb\u00a0n&rsquo;est pas repr\u00e9sent\u00e9\u00a0\u00a0\u00bb tandis que dans le second cas il est puni au m\u00eame titre qu\u2019un meurtrier ayant provoqu\u00e9 la mort. Toutefois, cette conclusion n&rsquo;est pas la bonne, m\u00eame si \u00e0 premi\u00e8re vue elle semble bien fond\u00e9e, du fait que tout l&rsquo;enseignement patristique, lequel est toujours en parfaite harmonie avec les Saintes Ecritures, consid\u00e8re que l&rsquo;homme existe d\u00e8s l&rsquo;instant de sa conception. Je fais r\u00e9f\u00e9rence parmi les nombreux t\u00e9moignages au second Canon de Saint Basile le Grand, qui jouit d&rsquo;une autorit\u00e9 \u0153cum\u00e9nique&#8230; Et de m\u00eame, je rappelle les 3\u00e8me, 4\u00e8me et 6\u00e8me Conciles \u0153cum\u00e9niques qui se sont pench\u00e9s sur la naissance selon la chair du Seigneur et qui ont dogmatis\u00e9 sur Son existence anim\u00e9e d\u00e8s l&rsquo;instant de sa conception \u00a0\u00bb\u00a0par l&rsquo;op\u00e9ration du Saint Esprit dans le sein de la Vierge Marie\u00a0\u00a0\u00bb &#8230;&#8230;<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; Je reviens donc \u00e0 ce que j&rsquo;avais dit pr\u00e9c\u00e9demment sur le verset du livre de l&rsquo;Exode : si l&#8217;embryon est \u00ab\u00a0non repr\u00e9sent\u00e9\u00a0\u00bb, cela signifie que la grossesse n\u2019\u00e9tant pas encore apparente, le responsable ignorait donc cela et pour cette raison ne pouvait pas \u00eatre passible de punition en cas d&rsquo;avortement caus\u00e9 par son acte. Dans le cas d&rsquo;une grossesse avanc\u00e9e ( embryon \u00ab\u00a0repr\u00e9sent\u00e9\u00a0\u00bb ) , il est \u00e9vident qu\u2019il ne pouvait pas l&rsquo;ignorer . Autrement dit, la loi mosa\u00efque, pour pouvoir mesurer le degr\u00e9 de responsabilit\u00e9 de l&rsquo;agresseur, a voulu s&rsquo;appuyer sur un crit\u00e8re objectif et il ne s&rsquo;est pas content\u00e9 du seul t\u00e9moignage par exemple de la femme enceinte elle-m\u00eame en ce qui concerne le mois de sa grossesse ( Cfr. Archim. Epiphane Th\u00e9odoropoulos : \u00a0\u00bb\u00a0L&#8217;embryon humain est-il anim\u00e9 d\u00e8s sa conception ou plus tard ? \u00a0\u00bb in ORTHODOXOS TYPOS du 2-5-1986)<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; Par cons\u00e9quent l&rsquo;Eglise soutient que d\u00e8s l&rsquo;instant de sa conception l&rsquo;homme existe en tant qu&rsquo;entit\u00e9 qui m\u00e9rite respect, protection et honneur. En m\u00eame temps que la conception commence la vie et en m\u00eame temps que la conception aussi le corps re\u00e7oit une \u00e2me, il est anim\u00e9. C&rsquo;est pour cela que notre Eglise honore comme f\u00eates les conceptions de certaines personnalit\u00e9s marquantes telles que, par exemple, celles du v\u00e9n\u00e9rable Baptiste, de sainte Anne etc. Les Saints P\u00e8res d\u00e9veloppent le point de vue que l&#8217;embryon est vivant d\u00e8s sa conception puisqu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible que le corps reste sans \u00e2me. Selon ce m\u00eame enseignement d&rsquo;ailleurs, la conception de l&rsquo;homme n\u2019est pas simplement l&rsquo;\u0153uvre de la nature ni m\u00eame de la seule relation qui d\u00e9coule entre les \u00e9poux ; elle est aussi l\u2019\u0153uvre de la Divine Providence &#8230; (Cf. Archimandrite Hi\u00e9rotheos Vlachos in ANATOLIKA, Vol.A , p.148) . Tr\u00e8s caract\u00e9ristique est \u00e0 ce sujet cette phrase de saint Jean Chrysostome : \u00a0\u00bb\u00a0Le fait de donner naissance rel\u00e8ve d&rsquo;en-haut . Il proc\u00e8de de la providence de Dieu. Rien ne peut lui suppl\u00e9er : ni la nature de la femme , ni l&rsquo;union des sexes, ni rien d&rsquo;autre d&rsquo;analogue\u00a0\u00ab\u00a0.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; Cette vision des choses est partag\u00e9e m\u00eamement tant par l&rsquo;Eglise Orthodoxe que par l&rsquo;Eglise Catholique Romaine. Plus particuli\u00e8rement le Saint Synode de la Hi\u00e9rarchie de notre Eglise (de Gr\u00e8ce bien entendu) a pris position contre l&rsquo;avortement ( Lettres encycliques des 27-11-85 et 1-4-86) en se basant rigoureusement sur l&rsquo;enseignement de l&rsquo;Eglise, \u00e0 savoir que la vie commence d\u00e8s la conception. Parall\u00e8lement l&rsquo;Eglise Catholique Romaine a pris position contre les avortements avec l&rsquo;\u00e9dition des Encycliques Papales \u00a0\u00bb CASTI CONUBII \u00a0\u00bb de Pie XI (1930), \u00a0\u00bb MATER ET MAGISTRA \u00a0\u00bb de Jean XXIII (1961) et \u00a0\u00bb HUMANAE VITAE \u00a0\u00bb de Paul VI (1968).<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; Je ne souhaite pas m&rsquo;\u00e9tendre dans d&rsquo;autres directions scientifiques parce que je crois que la parole de l&rsquo;Eglise, fond\u00e9e sur la R\u00e9v\u00e9lation divine, est sup\u00e9rieure \u00e0 la parole humaine, m\u00eame si elle se pr\u00e9sente sous le couvert de la science &#8230;.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">En ce qui concerne la l\u00e9gislation civile, l&rsquo;auteur cite : la loi grecque 1468 AK, laquelle reconna\u00eet l&#8217;embryon comme entit\u00e9 d\u00e8s sa conception. Il fait aussi mention de la loi grecque 1609\/86 qui l\u00e9galise l&rsquo;avortement jusqu\u2019\u00e0 la l2\u00e8me semaine \u00e0 partir de la conception mais pour lui elle est anticonstitutionnelle eu \u00e9gard \u00e0 l&rsquo;article 5, \u00a7 2 de la Constitution Hell\u00e9nique , lequel prot\u00e8ge la famille, le mariage et la maternit\u00e9. Il ajoute que la Convention de Rome de 1950 prot\u00e8ge pleinement la notion et le sens de la vie humaine.<\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;\">&#8211; Sur le plan de la science, l&rsquo;auteur rappelle que les nouvelles donn\u00e9es scientifiques insistent sur le fait que la vie humaine commence d\u00e8s lors que la cellule embryonnaire se met \u00e0 se multiplier, ce qui veut dire selon lui, d\u00e8s l&rsquo;instant de la conception. Il rejette donc l&rsquo;id\u00e9e que le d\u00e9but de la vie pourrait devenir effectif \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&rsquo;\u00eatre con\u00e7u commence morphologiquement \u00e0 ressembler \u00e0 un \u00eatre humain. Il rappelle aussi les combats men\u00e9s aux diff\u00e9rents Parlements europ\u00e9ens et aux Etats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique pour que l&rsquo;on ne vote pas une loi permettant l&rsquo;avortement sous n&rsquo;importe quelle condition : l&rsquo;avortement est l\u00e9gal en France pour les dix premi\u00e8res semaines ; en Angleterre jusqu\u2019\u00e0 la 24\u00e8me semaine, ce qui ne fait , toujours selon lui, qu\u2019ajouter aux difficult\u00e9s du probl\u00e8me quant \u00e0 la fixation du moment o\u00f9 il devient n\u00e9cessaire de prot\u00e9ger la vie.Pour terminer il conclut de la mani\u00e8re suivante: \u00a0\u00bb\u00a0Le point de vue par ailleurs que la vie commence le 15e ou le 14e jour ne peut \u00eatre re\u00e7u par l&rsquo;Eglise et ce parce que la science qui semble soutenir cette th\u00e8se n&rsquo;offre pas de crit\u00e8res s\u00fbrs, d&rsquo;autant que cela est en contradiction avec l&rsquo;Ecriture Sainte\u00a0\u00ab\u00a0.2&amp;3-1998 19.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Essai de r\u00e9flexion th\u00e9ologique selon la tradition de l&rsquo;Eglise Orthodoxe) par Monseigneur Stephanos M\u00e9tropolite de Tallinn et de toute l&rsquo;Estonie Notre Eglise Orthodoxe n&rsquo;est jamais rest\u00e9e indiff\u00e9rente au probl\u00e8me de l&#8217;embryon humain. 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