{"id":8235,"date":"2015-01-28T09:43:43","date_gmt":"2015-01-28T07:43:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.eoc.ee\/?p=8235"},"modified":"2015-02-06T13:57:45","modified_gmt":"2015-02-06T11:57:45","slug":"le-secret-dans-le-christianisme-orthodoxe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.eoc.ee\/fr\/droit-canon-2\/le-secret-dans-le-christianisme-orthodoxe\/","title":{"rendered":"Le secret dans le Christianisme orthodoxe"},"content":{"rendered":"<p><b>Archim. Grigorios D. Papathomas<\/b><br \/>\n<b>Professeur de Droit Canon \u00e0 l\u2019Institut de Th\u00e9ologie Orthodoxe \u201cSaint Serge\u201d de Paris<\/b><\/p>\n<p><strong>\u2014 Introduction<\/strong><\/p>\n<p><strong>A. Approche th\u00e9ologique<\/strong><br \/>\n\u2022 Le secret et l\u2019ic\u00f4ne<br \/>\n<strong>B. Approche canonique<\/strong><br \/>\nLe secret dans les canons<br \/>\n\u2022 Le secret et la confession<br \/>\n<strong>C. Approche juridique<\/strong><br \/>\nI. Code P\u00e9nal<br \/>\nII. Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale<br \/>\nIII. Code de Proc\u00e9dure Civile<\/p>\n<p><strong>\u2014 \u00c9pilogue-Conclusion<\/strong>Colloque-Journ\u00e9e d\u2019\u00c9tudes<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><b>\u201cLe secret dans les Religions\u201d\u00a0<\/b><b>organis\u00e9 par les CNRS-\u201cSoci\u00e9t\u00e9, Droit et Religion en Europe\u201d-U\u2018RS\u2019S\u00a0<\/b><b>Palais Universitaire<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><b><\/b><b>Strasbourg, le 7.12.2001<\/b><\/p>\n<p><b>Le secret (<\/b><b>ajpovrrhton<\/b><b>) dans le Christianisme orthodoxe<\/b><a title=\"\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a><\/p>\n<p><em id=\"__mceDel\"> \u00ab\u00a0Il est des hommes dont les actes sont manifestes avant m\u00eame qu\u2019on les juge\u00a0; chez<br \/>\nd\u2019autres au contraire, ils ne le deviennent qu\u2019apr\u00e8s. Les bonnes \u0153uvres, pareillement,<br \/>\nsont manifestes\u00a0; m\u00eame celles qui ne le sont pas ne peuvent rester cach\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>(1 Ti 5, 24-25).<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, je voudrais remercier la \u201cSoci\u00e9t\u00e9, Droit et Religion en Euro\u00adpe\u201d ainsi que la Facult\u00e9 de Th\u00e9ologie Catholique et l\u2019Institut de Droit Canonique de l\u2019Universit\u00e9 Robert Schuman de Strasbourg, qui m\u2019ont propos\u00e9 une partici\u00adpa\u00adtion \u00e0 cette \u201cJourn\u00e9e d\u2019\u00c9tudes\u201d assez sp\u00e9cifique. Il s\u2019agit en effet d\u2019une rencon\u00adtre r\u00e9ali\u00ads\u00e9e dans le cadre d\u2019une galaxie des diff\u00e9rentes approches concernant une question devenue r\u00e9cemment d\u2019actualit\u00e9, alors que les sources historiques mon\u00adtrent bien que la question du secret demeurait une question d\u2019actualit\u00e9 \u00e0 toute \u00e9poque aussi bien pour la vie politique que pour la vie religieuse en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Pour entrer dans le vif du sujet, je suis de l\u2019avis qu\u2019il faut distin\u00adguer deux cas diff\u00e9rents et en fait oppos\u00e9s d\u2019utilisation du secret sans que cela soit consid\u00e9r\u00e9 comme une distinction de type manich\u00e9iste\u00a0: le secret convenable, d\u2019une part, et le secret abominable, d\u2019autre part. Le premier cas vise tout secret qui peut servir positivement l\u2019homme et les rapports humains tel que le secret p\u00e9dagogique, le secret canonique, le secret professionnel, le secret de la r\u00e9v\u00e9\u00adlation progressive\u2026 En revanche, le deuxi\u00e8me cas demeure par d\u00e9finition n\u00e9gatif, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019on essaie de servir du secret au d\u00e9triment de l\u2019homme et des relations humaines, malgr\u00e9 que le pr\u00e9texte invoqu\u00e9 se pr\u00e9sente, dans la grande majorit\u00e9 de cas, g\u00e9n\u00e9\u00adreux et courtois. C\u2019est une distinction g\u00e9n\u00e9rale qui peut contenir plusieurs sous-cas, mais ce n\u2019est pas ici qu\u2019il faut chercher le \u201cfil d\u2019Ariane\u201d qui nous conduira \u00e0 l\u2019acquisition de ce qu\u2019on examine ici aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Pour aborder donc la question du secret, en ce qui me concerne, je pro\u00adpose de l\u2019examiner de trois points de vue\u00a0: 1) d\u2019un point de vue th\u00e9ologique, 2) d\u2019un point de vue canonique et \u2014 puisque juste apr\u00e8s ce petit symposium une autre \u201cJourn\u00e9e d\u2019\u00c9tudes\u201d, purement juridique, \u00e9tudiera cette question \u2014 3) d\u2019un point de vue juridique. Ce dernier point n\u2019est qu\u2019un petit go\u00fbt de la r\u00e9alit\u00e9 ju\u00adri\u00addique en Gr\u00e8ce sur notre question, car, \u00e9tant donn\u00e9 les rapports institution\u00adnels de \u201cco-r\u00e9ciprocit\u00e9\u201d (sunallhliva) entre l\u2019\u00c9glise orthodoxe et l\u2019\u00c9tat hell\u00e9nique eu\u00adrop\u00e9en, cette \u00e9tude comparative m\u00e9rite un coup d\u2019\u0153il.<\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">A. Approche th\u00e9ologique<\/span><\/b><\/p>\n<p>Avant tout, pour la th\u00e9ologie de l\u2019\u00c9glise et si je l\u2019exprime bien, le secret, comme situation et caract\u00e9ristique humaines, a apparemment la m\u00eame dur\u00e9e temporelle que l\u2019histoire de la chute de l\u2019homme, c\u2019est-\u00e0-dire que c\u2019est un \u00e9l\u00e9\u00adment qui ne peut \u00eatre rencontr\u00e9 qu\u2019\u00e0 la suite de la chute de l\u2019homme. Autrement dit, le secret ne peut exister que dans la sph\u00e8re de la cr\u00e9ation apr\u00e8s la chute. Il n\u2019existait pas avant la chute du monde cr\u00e9\u00e9 et il n\u2019existe pas dans l\u2019Incr\u00e9\u00e9. En effet, le secret s\u2019introduit dans l\u2019Histoire humaine d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 l\u2019homme re\u00adjette l\u2019exhortation que Dieu lui avait adress\u00e9e \u00ab\u00a0de ne pas manger de l\u2019arbre de la connaissance du bien et du mal\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>. Mais apr\u00e8s qu\u2019ils l\u2019eurent fait et qu\u2019ils eurent pris peur, \u00ab\u00a0Adam et sa femme se cach\u00e8rent de la face du Seigneur Dieu\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. Ce sont cette disposition \u00e0 la dissimulation et cette peur \u2014 comme absence d\u2019assu\u00admer leur propre responsabilit\u00e9 \u2014, qui donn\u00e8rent en fait naissance au secret. Le secret s\u2019introduit donc comme le fruit d\u2019un libre choix de l\u2019homme, qui a eu comme cons\u00e9quence imm\u00e9diate la rupture de la communion, d\u2019une communion personnelle, avec Dieu d\u2019abord et par suite, en raison de l\u2019intrusion de la mort, avec ses semblables et la cr\u00e9ation toute enti\u00e8re. De m\u00eame c\u2019est le secret qui l\u2019a fait expulser du Paradis, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019adoption du secret comme une attitude autre que celle que Dieu lui avait propos\u00e9e, la transparence aux autres.<\/p>\n<p>Le secret est, donc, une caract\u00e9ristique de ce monde pr\u00e9sent et d\u00e9chu, et non pas du Royaume. Or le secret est un \u00e9l\u00e9ment historique et, par cons\u00e9quent, il ne peut \u00eatre qu\u2019une utopie pour le Royaume, une utopie eschatologique. Cette derni\u00e8re constatation constitue la cl\u00e9 herm\u00e9neutique qui permet comprendre la raison principale et profonde de l\u2019Orthodoxie eccl\u00e9siale qui souhaite \u00e0 tout prix \u00e9carter non seule\u00adment le deuxi\u00e8me cas du secret, celui du secret abominable, mais les deux cas en vrac. La vie et l\u2019asc\u00e8se orthodoxes sont en effet ax\u00e9es dans la perspective eschatologique puisque, justement, \u00ab\u00a0notre cit\u00e9, \u00e0 nous, est dans les cieux\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>, comme nous le rappelle l\u2019ap\u00f4tre Paul, et c\u2019est cette cit\u00e9 qui, depuis la r\u00e9surrection du Christ, entre dans l\u2019Histoire, afin qu\u2019on puisse go\u00fbter d\u00e9j\u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 eschatolo\u00adgique. Cette attitude de l\u2019avant-go\u00fbt du Royaume, ce modus vivendi, a des r\u00e9\u00adper\u00adcussions dans la vie personnelle et communionnelle des participants, les fi\u00add\u00e8\u00adles, les membres du corps du Christ, du Christianisme qui se veut ortho-doxe. Parmi les perspectives de cette politeia, figurent des ef\u00adforts visant \u00e0 \u00e9carter tout secret du sein de la vie personnelle et communionnelle.<\/p>\n<p>Il est vrai que la structure du secret cr\u00e9e, par d\u00e9finition, une barri\u00e8re, un mur, un barrage, un compartiment \u00e9tanche. De plus, le secret constitue une dis\u00adtance au sein de la communion. C\u2019est pour cela justement qu\u2019il provoque une restriction de la communion per\u00adsonnelle, une suppression de cette communion et une incapacit\u00e9 de d\u00e9veloppement r\u00e9el d\u2019une relation interpersonnelle. De m\u00eame, le secret n\u2019existe pas dans la vie et la commu\u00adnion des Trois Personnes trinitaires qui sont l\u2019arch\u00e9type de la vie eccl\u00e9siale personnelle et communionnelle. Pour la vie donc et la praxis ortho\u00addoxes, le secret est consid\u00e9r\u00e9 comme ombre, comme absence de lumi\u00e8re. Or \u00ab\u00a0Dieu est lumi\u00e8re\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn5\">[5]<\/a> incr\u00e9\u00e9e qui illumine le monde et l\u2019existence lors de sa manifestation. \u00ab\u00a0C\u2019est lui qui \u00e9clairera ce qui est cach\u00e9 dans les t\u00e9n\u00e8bres et mettra en \u00e9vidence les desseins des c\u0153urs\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>. Ici encore, le secret, comme d\u2019ailleurs l\u2019obscurit\u00e9, n\u2019est pas une r\u00e9alit\u00e9 en soi\u00a0; ce n\u2019est qu\u2019une ab\u00adsence, l\u2019absence de lumi\u00e8re. Selon le Christianisme orthodoxe, nous n\u2019avons pas deux principes supr\u00eames au sein de l\u2019\u00eatre, deux arch\u00e8s ontologiques, mais un seul. Le manich\u00e9isme, aussi bien comme conception que comme pratique, n\u2019exis\u00adte pas au sein de l\u2019Orthodoxie eccl\u00e9siale. En effet, l\u2019Orthodoxie eccl\u00e9siale ne vit pas et, par cons\u00e9quent, ne reconna\u00eet pas l\u2019existence de deux principes oppos\u00e9s, tels la lumi\u00e8re et l\u2019obscurit\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9 et le mensonge, le bien et le mal, la trans\u00adpa\u00adrence et le secret. Tout au contraire, l\u2019obscurit\u00e9 est l\u2019absence de la lumi\u00e8re, de m\u00eame le secret abominable est l\u2019ab\u00adsence de la transparence, de la v\u00e9rit\u00e9 et de la commu\u00adnion. Enfin, l\u2019\u00c9glise orthodoxe vit la perspective eschatologique trac\u00e9e par J\u00e9sus-Christ\u00a0: \u00ab\u00a0Rien n\u2019est voil\u00e9 qui ne sera d\u00e9voil\u00e9, rien n\u2019est secret qui ne sera connu\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>\u2026 Car \u00ab\u00a0c\u2019est ce qui pa\u00adra\u00eetra au jour o\u00f9 Dieu jugera le compor\u00adte\u00adment cach\u00e9 des hommes\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>Par ailleurs, les alt\u00e9rit\u00e9s qui ne recherchent point de communion entre elles adoptent facilement le secret, car la communion ne favo\u00adrise pas la pratique ni le d\u00e9veloppement du secret. L\u00e0 donc o\u00f9 la communion n\u2019est pas la vision ultime de vie, l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 s\u2019autonomise de fa\u00e7on absolue. C\u2019est ainsi que chaque alt\u00e9rit\u00e9 id\u00e9ologique, nationale, raciale, ethnique, sexuelle (h\u00e9t\u00e9ro-hypostatique), sociale ou autre se d\u00e9veloppe et elle a besoin du secret pour garantir son \u00eatre intact. Mais, \u00ab\u00a0il n\u2019y a plus ni Juif, ni Grec\u00a0; il n\u2019y a plus ni esclave, ni homme li\u00adbre\u00a0; il n\u2019y a plus l\u2019homme et la femme\u00a0; car tous, nous ne sommes qu\u2019un en J\u00e9sus Christ\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>. Or l\u2019\u201c\u00eatre-en-communion\u201d efface toutes les condi\u00adtions pr\u00e9alables qui permettraient au \u201cmal secret\u201d d\u2019exister, au mal secret d\u2019exister contre les autres alt\u00e9rit\u00e9s ou contre l\u2019autrui qu\u2019il soit \u201cJuif ou Grec\u201d, \u201cesclave ou homme libre\u201d, \u201chomme ou femme\u201d.<\/p>\n<p>Comme nous pouvons le constater, le secret ne trouve pas de justification au sein du Christianisme orthodoxe, et son r\u00f4le est tr\u00e8s restreint et limit\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 que son champ ne peut \u00eatre que l\u2019aspect individuel \u2014 en raison de la fai\u00adblesse humaine \u2014 mais non plus l\u2019aspect communautaire et commu\u00adnion\u00adnel. En tout cas, le secret bien fond\u00e9 dans ce monde pr\u00e9sent demeure une impossibilit\u00e9 et une utopie eschatologiques\u2026 Prenons un exemple seulement \u00e0 titre indicatif\u00a0:<\/p>\n<p>\u2022 <b>Le secret et l\u2019ic\u00f4ne<\/b><\/p>\n<p>Le concept, la structure de l\u2019ic\u00f4ne ainsi que sa pr\u00e9sence au sein de l\u2019\u00c9glise orthodoxe, excluent les conditions favorables pour que le secret existe essen\u00adtiel\u00adlement et ontologiquement dans la manifestation liturgique de l\u2019\u00c9glise. En oppo\u00adsition avec la peinture selon l\u2019esth\u00e9tique moderne, qui joue beaucoup avec l\u2019ombre, le centre de l\u2019ic\u00f4ne est plac\u00e9 sur le visage. Le triangle intelligible, no\u00e9ti\u00adque, compos\u00e9 de deux yeux et de la bouche constitue la base et le point de d\u00e9part de l\u2019ic\u00f4ne. C\u2019est donc la lumi\u00e8re qui enveloppe le visage et l\u2019ensemble de la per\u00adsonne ic\u00f4nis\u00e9e, et c\u2019est cette lumi\u00e8re qui repousse rayonnement toute ombre et toute obscurit\u00e9 vers toutes les directions. Le secret ne trouve pas sa place sur l\u2019ic\u00f4ne. Le visage et, par extension, la personne deviennent alors le centre de la lumi\u00e8re qui \u00e9loigne toute ombre, tout secret. Cela refl\u00e8te la vision trinitaire des rapports personnels qui sont bas\u00e9s sur cette lumi\u00e8re incr\u00e9\u00e9e. Voil\u00e0 en deux mots le contexte th\u00e9ologique du secret.<\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">B. Approche canonique<\/span><\/b><\/p>\n<p>Quoique l\u2019existence du secret soit un inconv\u00e9nient, l\u2019\u00c9glise l\u2019a reconnu dans le cadre uniquement personnel de chaque fid\u00e8le, \u2014 mais elle ne l\u2019a jamais accept\u00e9 dans le cadre communautaire, puisqu\u2019il est un \u00e9l\u00e9ment caract\u00e9ris\u00adtique de la chute et le fruit de l\u2019\u00e9loignement de l\u2019homme de Dieu \u2014, et cela \u00e0 cause du myst\u00e8re de la personne humaine qui r\u00e9side dans l\u2019intimit\u00e9 et l\u2019unicit\u00e9 de son c\u0153ur. Cela \u00e9tant, aussi bien la Tradition canonique de l\u2019\u00c9glise que la praxis de la confession ont bien d\u00e9fini les conditions de sa pr\u00e9sence et de son r\u00f4le au sein du corps eccl\u00e9sial.<\/p>\n<p>\u2022 <b>Le secret dans les canons<\/b><\/p>\n<p>La vision th\u00e9ologique du Christianisme orthodoxe que nous venons de pr\u00e9senter ainsi que le contexte eccl\u00e9sial dans lequel il envisage cette question explique pourquoi il n\u2019existe pas beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments au sein de la Tradition et des sources canoniques du 1<sup>er<\/sup> mill\u00e9naire. En fait, l\u2019espace o\u00f9 cela se manifeste diachroniquement est bien la confession sur des questions personnelles. (\u00c0 vrai dire, on ne trouve dans les sources canoniques anciennes aucune r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la \u201cconfession\u201d\u2026 Mais cela c\u2019est une autre question qui d\u00e9passe le cadre de notre recherche). N\u00e9anmoins, il faut d\u2019abord examiner certains textes canoniques.<\/p>\n<p><b>C. 18\/IVe.<\/b> Qu\u2019un clerc ne peut prendre part \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te ou \u00e0 une coterie\u00a0: \u00ab\u00a0Le crime de conjuration ou de coterie \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 d\u00e9fendu par la loi civile, doit \u00eatre \u00e0 plus forte raison prohib\u00e9 dans l\u2019\u00c9glise de Dieu\u00a0; si donc il est prouv\u00e9 que des clercs ou des moines se sont conjur\u00e9s ou bien ont form\u00e9 une coterie ou bien ont ourdi des machinations contre des \u00e9v\u00eaques ou contre leurs coll\u00e8gues dans le clerg\u00e9, ils doivent d\u00e9choir de leur grade\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p>Le contenu de ce canon conciliaire a \u00e9t\u00e9 repris ult\u00e9rieurement et presque textuellement par le Quinisexte Concile \u0153cum\u00e9nique in Trullo (691).<\/p>\n<p><b>C. 34\/Quinisexte.<\/b> De ceux qui prennent part \u00e0 une conjuration ou \u00e0 une cabale contre un \u00e9v\u00eaque ou un clerc\u00a0: \u00ab\u00a0Le saint canon \u00e9dictant en termes expr\u00e8s, que \u00ab\u00a0le crime de soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te ou fatrie, \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 d\u00e9fendu par la loi civile doit \u00eatre \u00e0 plus forte raison prohib\u00e9 dans l\u2019\u00c9glise de Dieu\u00a0\u00bb, nous aussi voulons l\u2019ob\u00adser\u00adver\u00a0; en sorte que \u00ab\u00a0les clercs ou les moines qui se sont unis par serment ou com\u00adplotent et ourdissent des machinations contre des \u00e9v\u00eaques ou contre leurs con\u00adfr\u00e8res dans le clerg\u00e9, qu\u2019ils soient compl\u00e8tement d\u00e9pouill\u00e9s de leur gra\u00adde\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn11\">[11]<\/a>.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s ces deux canons\u00a0:<\/p>\n<p>\u2014 Est un crime\u00a0: le fait de proc\u00e9der \u00e0 un acte qui fait se regrouper des person\u00adnes contre d\u2019autres personnes ou groupes humains (c\u2019est bien le cas de la coterie), en utilisant, parmi d\u2019autres techniques, celle du secret. De m\u00eame, est \u00e9ga\u00adle\u00adment consid\u00e9r\u00e9 comme un crime le fait de provoquer une conjuration [contre et] au d\u00e9triment d\u2019une ou de plusieurs personnes. Il est \u00e9vident que ces deux actes pr\u00e9supposent un agissement secret et non transparent pour \u00eatre perp\u00e9tr\u00e9 \u00e0 l\u2019insu de la personne concern\u00e9e. C\u2019est justement ce \u201cnon transparent\u201d donc qui introduit une ombre dans les rapports humains. Il n\u2019en faut pas plus pour pro\u00advoquer la r\u00e9action tr\u00e8s ferme et cat\u00e9gorique des canons qui souhaitent exclure toute sorte d\u2019ombre au sein des relations humaines.<\/p>\n<p>\u2014 Le canon vise \u00e9galement d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale \u201cceux qui nous gouver\u00adnent\u201d<a title=\"\" href=\"#_ftn12\">[12]<\/a>\u00a0; autrement dit, le chef, le pro\u00e9stos d\u2019une communaut\u00e9, ceux qui ont assum\u00e9 la t\u00e2che sp\u00e9cifique de gouverner et de guider un peuple. \u00ab\u00a0Tu n\u2019insulteras pas le chef de ton peuple\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn13\">[13]<\/a>. Or l\u2019utilisation du secret contre les responsables eccl\u00e9siasti\u00adques ou politiques d\u2019un peuple est bien repouss\u00e9e et exclue.<\/p>\n<p>\u2014 Un clerc ne peut pas \u00eatre membre d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te ou d\u2019une fatrie ni pr\u00eater serment. Le fait de pr\u00eater serment conduit en fait \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 et la nais\u00adsance du secret. Rien que plus pour \u00eatre, par d\u00e9finition, exclu de l\u2019\u00c9glise ortho\u00addoxe. \u00ab\u00a0Et moi, J\u00e9sus-Christ nous rappelle, je vous dis de ne pas jurer du tout\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn14\">[14]<\/a>, avant que l\u2019ap\u00f4tre Jacques ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Mais avant tout, mes fr\u00e8res, ne jurez pas\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn15\">[15]<\/a>. Le serment, par principe, cr\u00e9e une conspiration, une conjuration \u00e0 une alliance se\u00adcr\u00e8te. C\u2019est donc le serment qui est au c\u0153ur de cette coalition non transparente. Par cons\u00e9quent, \u201c\u00eatre chr\u00e9tien\u201d et \u201cpr\u00eater serment\u201d sont deux perspectives con\u00adtradictoires. La pr\u00e9sence de la premi\u00e8re repousse constamment la deuxi\u00e8me.<\/p>\n<p>\u2014 Ce qui est valide pour les clercs l\u2019est \u00e9galement pour les la\u00efcs. Car les moines, conform\u00e9ment \u00e0 leur statut communautaire eccl\u00e9sial pour la Tradition ca\u00adno\u00adni\u00adque, ne font pas partie du corps du clerg\u00e9\u00a0; ils sont plac\u00e9s parmi les la\u00efcs. Or ce canon vise directement les la\u00efcs, malgr\u00e9 le fait qu\u2019ils ne soient pas no\u00admi\u00adna\u00adle\u00adment cit\u00e9s dans les textes canoniques.<\/p>\n<p>La Tradition canonique de l\u2019\u00c9glise ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0\u00a0; elle vise d\u2019autres cas parall\u00e8les et il est int\u00e9ressant au moins de les citer.<\/p>\n<p><b>C. 8\/VIIe. <\/b>Qu\u2019il ne faut point recevoir dans l\u2019\u00e9glise les Juifs, \u00e0 moins qu\u2019ils ne se convertissent d\u2019un c\u0153ur sinc\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0Vu que certains sectateurs de la religion juive dans leur erreur ont imagin\u00e9 de se moquer du Christ notre Dieu, feignant d\u2019\u00eatre chr\u00e9tiens et reniant le Christ en secret, en gardant en cachette le sabbat et accomplissant d\u2019autres rites de la religion juive\u00a0: nous ordonnons qu\u2019on n\u2019ad\u00admet\u00adte de telles gens ni \u00e0 la communion, ni aux offices, ni \u00e0 l\u2019\u00e9glise, mais qu\u2019ils res\u00adtent juifs selon leur propre religion, et qu\u2019ils ne fassent point baptiser leurs enfants, ni n\u2019ach\u00e8tent ou poss\u00e8dent un esclave. Si cependant quelqu\u2019un d\u2019entre eux se convertit d\u2019une foi sinc\u00e8re et confesse le christianisme de tout c\u0153ur, d\u00e9\u00advoilant publiquement leurs coutumes et leurs rites au point de reprendre et cor\u00adriger d\u2019autres personnes, celui-l\u00e0 qu\u2019on le re\u00e7oive et qu\u2019on le baptise lui et ses enfants et qu\u2019on s\u2019assure qu\u2019ils ont renonc\u00e9 aux mani\u00e8res de vivre juives\u00a0; s\u2019il n\u2019en est pas ainsi, qu\u2019on ne les re\u00e7oive point\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn16\">[16]<\/a>.<\/p>\n<p>\u2014 Le canon ici vise quelqu\u2019un qui se pr\u00e9sente comme chr\u00e9tien et en r\u00e9alit\u00e9, secr\u00e8tement, il agit autrement qu\u2019un chr\u00e9tien. On \u00e9voque \u00e9galement la notion de l\u2019hypocrisie qui est li\u00e9e au secret ou qui fait plut\u00f4t partie du secret.<\/p>\n<p><b>C. 4\/IIIe.<\/b> Des clercs sectateurs de Nestorius\u00a0: \u00ab\u00a0Si certains clercs apostasient et osent prendre parti, secr\u00e8tement ou publiquement, pour Nestorius, ils sont eux aussi d\u00e9pos\u00e9s par le saint Concile [d\u2019\u00c9ph\u00e8se]\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn17\">[17]<\/a>.<\/p>\n<p>\u2014 Tout acte secret peut apporter la sanction de la d\u00e9position d\u2019un clerc comme l\u2019excommunication d\u2019un la\u00efc, d\u2019apr\u00e8s notamment la commande tr\u00e8s ferme du 3<sup>e<\/sup> Concile \u0153cum\u00e9nique d\u2019\u00c9ph\u00e8se (431), reprise par la suite par d\u2019autres Conciles \u0153cum\u00e9niques et locaux de l\u2019\u00c9glise.<\/p>\n<p>\u2022 <b>Le secret et la confession<\/b><\/p>\n<p>Les premiers chr\u00e9tiens se confessaient publiquement. C\u2019est une praxis dis\u00adparue sous cette forme depuis le 4<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, mais qui a pris une autre forme gardant le noyau de cette pratique. Je cite deux cas \u00e0 titre indicatif, mais il y en a encore bien d\u2019autres\u00a0: le monachisme (r\u00e9v\u00e9lation \u2014 non des p\u00e9ch\u00e9s mais, en premier lieu \u2014 des pens\u00e9es [logismoiv] sur une base quotidienne) et l\u2019ordination (pr\u00e9sen\u00adtation des actes d\u00e9j\u00e0 commis qui constituent des emp\u00eachements \u00e0 l\u2019ordination, selon la praxis eccl\u00e9siale de la confession\u00a0: \u00ab\u00a0dis-le \u00e0 l\u2019\u00c9glise\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn18\">[18]<\/a>).<\/p>\n<p>Examinons le secret fond\u00e9 sur la confiance dans les relations pastorales, dont fait partie le secret de la confession au sein de l\u2019\u00c9glise orthodoxe. La structure de la confession est telle que les paroles exprim\u00e9es ou les actes d\u00e9crits sont gard\u00e9s sous silence. Il est vrai que le pr\u00eatre \u2014 comme l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019ailleurs \u2014, dans la grande majorit\u00e9 des cas, est la personne la plus investie de la confiance de la communaut\u00e9 des fid\u00e8les. On ne peut pas imaginer \u2014 si on n\u2019a pas r\u00e9ellement l\u2019exp\u00e9rience directe \u2014 combien de choses on peut entendre de cet \u201cab\u00eeme\u201d qu\u2019est bien l\u2019\u00eatre humain, \u00ab\u00a0l\u2019homme cach\u00e9 du c\u0153ur\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn19\">[19]<\/a>. Les p\u00e8res de l\u2019\u00c9glise qui \u00e9taient suffisamment conscients de cette r\u00e9alit\u00e9 humaine envisageaient ce fait d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s positive et encourageaient les fid\u00e8les \u00e0 se confesser pour tout. Autrement dit, pour toute chose non seulement r\u00e9alis\u00e9e mais aussi pour toute chose qui est n\u00e9e au sein de la pens\u00e9e humaine. J\u2019ose m\u00eame dire que les pr\u00eatres qui proc\u00e8dent \u00e0 la confession \u2014 au sein de l\u2019\u00c9glise orthodoxe, les pr\u00eatres ne confessent pas tous ipso facto, mais seulement ceux qui ont re\u00e7u la permission, la b\u00e9n\u00e9diction de l\u2019\u00e9v\u00eaque \u2014, connaissent mieux que tous les autres les hommes, la soci\u00e9t\u00e9 et les secrets intimes de leurs \u00e2mes. Lorsque le pr\u00eatre est conscient de sa mission tr\u00e8s sp\u00e9cifique, il peut vraiment \u00e9pauler la personne. C\u2019est justement l\u00e0 la cl\u00e9 et le crit\u00e8re qui peuvent donner une r\u00e9ponse \u00e0 notre recherche. Mais, comment\u00a0?<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019exp\u00e9rience orthodoxe, la confession peut concerner deux as\u00adpects\u00a0: l\u2019aspect personnel et l\u2019aspect \u201ccommunautaire\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire ce qui touche autrui. En fait, ces deux cas sont communautaires, mais leurs r\u00e9percussions sont diff\u00e9rentes. Pour le premier aspect, l\u2019aspect personnel, le terrain est relativement plus facile. Que se passe-t-il, lorsqu\u2019on constate que les \u00e9l\u00e9ments d\u00e9voil\u00e9s \u00e0 la confession touchent directement d\u2019autres personnes\u00a0? Comment le pr\u00eatre \u2014 ou l\u2019\u00e9v\u00eaque \u2014 agit-il\u00a0? Comment doit-il agir\u00a0? Et notamment lorsque les actes con\u00adfess\u00e9s tombent sous le coup des lois \u00e9tatiques\u00a0? Dans ce cas-l\u00e0, le pr\u00eatre est en fait invit\u00e9 \u00e0 agir sur deux niveaux\u00a0: soutenir ontologiquement la personne pour qu\u2019elle se r\u00e9concilie avec elle-m\u00eame et l\u2019aider \u00e0 assumer la responsabilit\u00e9 de ses actes<a title=\"\" href=\"#_ftn20\">[20]<\/a>\u00a0; cela contribue, d\u2019apr\u00e8s l\u2019exp\u00e9rience patristique, au m\u00fbrissement de la personne. Cette d\u00e9marche peut porter des fruits pour passer \u00e0 l\u2019\u00e9tape suivante\u00a0: sensibiliser la personne pour agir, \u00e0 son propre gr\u00e9, dans la perspective de restaurer la divergence avec la ou les personnes concern\u00e9es, mais \u00e9galement dans la perspective de communiquer, elle-m\u00eame, aux instances de la soci\u00e9t\u00e9 le probl\u00e8me r\u00e9sultant de ses actes ou \u00e9ventuellement persuader la personne \u00e0 arr\u00eater un projet en cours au d\u00e9tri\u00adment d\u2019autres personnes. N\u00e9anmoins, c\u2019est une d\u00e9marche tr\u00e8s sensible, qui pr\u00e9\u00adsuppose le consentement total de la personne. (Car, si cela est fait sans le consen\u00adtement de la personne, dans ce cas-l\u00e0, le pr\u00eatre c\u00e8de \u2014 et \u00e0 tort \u2014 \u00e0 une pression ext\u00e9rieure qui a pour effet la suppression du sacrement de la confession, sacre\u00adment dont la confidentialit\u00e9 est une des qualit\u00e9s intrins\u00e8ques<a title=\"\" href=\"#_ftn21\">[21]<\/a>). Alors, c\u2019est justement l\u00e0 o\u00f9 le pr\u00eatre peut agir positivement et avec efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>En effet, \u00e9tant donn\u00e9 que la personne qui approche de la confession, pour le faire, a pris conscience de ses actes et r\u00e9alise ainsi une d\u00e9cision intime de com\u00admuniquer ce qui, disons, la g\u00eane int\u00e9rieurement, cela est un grand pas et il faut le voir ainsi. Mais il faut un certain temps pour travailler au niveau personnel avant de proc\u00e9der \u00e0 tout autre d\u00e9marche qui aura certainement comme protago\u00adniste la personne, non pas le pr\u00eatre, mais avec le concours du pr\u00eatre-p\u00e8re spirituel. Or, puisque la personne a fait ce premier pas, cela suffit pour qu\u2019on l\u2019aide \u00e0 suivre le cheminement de r\u00e9conciliation et de restauration com\u00admu\u00adnionnelles. C\u2019est ainsi \u00e9galement que la personne se r\u00e9int\u00e8gre au sein de la communion rompue. Saint Gr\u00e9goire de Nysse saisit avec discernement cette distinction\u00a0:<\/p>\n<p><b>C. 4\/Gr\u00e9goire de Nysse. <\/b>Des p\u00e9ch\u00e9s commis par concupiscence et plaisir char\u00adnel\u00a0: \u00ab\u00a0[\u2026]. La distinction suivante est aussi \u00e0 faire \u00e0 propos du repentir de ceux qui ont p\u00e9ch\u00e9 par plaisir charnel\u00a0: celui qui de lui-m\u00eame vient s\u2019accuser de son p\u00e9\u00adch\u00e9, du fait m\u00eame qu\u2019il s\u2019est fait, de son propre mouvement, accusateur des p\u00e9ch\u00e9s secrets, en homme qui a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 gu\u00e9rir sa passion et donn\u00e9 une preuve de sa conversion vers le bien, trouvera plus de mis\u00e9ricorde dans les p\u00e9nitences propos\u00e9es\u00a0; en revanche, celui qui a \u00e9t\u00e9 pris en flagrant d\u00e9lit ou par suite d\u2019un soup\u00e7on ou d\u2019une accusation et qui a \u00e9t\u00e9 malgr\u00e9 lui convaincu d\u2019avoir p\u00e9ch\u00e9, aura la longue dur\u00e9e de p\u00e9nitence, de mani\u00e8re qu\u2019il soit soigneusement purifi\u00e9 avant d\u2019\u00eatre admis \u00e0 la communion des dons sanctifi\u00e9s. [\u2026]\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn22\">[22]<\/a>.<\/p>\n<p>De ce canon, il r\u00e9sulte que le p\u00e8re spirituel dans son discernement doit user parfois du secret, mais ce dernier ne constitue pas une fin en soi.<\/p>\n<p><b>C. 2\/Gr\u00e9goire de N\u00e9o-C\u00e9sar\u00e9e. <\/b>Contre la cupidit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0Voil\u00e0 pour ces cas. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 chose terrible que la cupidit\u00e9 et il n\u2019est pas possible de citer dans une lettre les paroles divines, qui d\u00e9noncent comme un mal \u00e0 fuir avec hor\u00adreur non seulement le vol, mais en g\u00e9n\u00e9ral la cupidit\u00e9 et de toucher aux biens d\u2019autrui pouss\u00e9 par la malhonn\u00eatet\u00e9, et tout homme de cette sorte est exclu de l\u2019\u00c9glise de Dieu\u00a0; mais que quelques-uns aient os\u00e9, au temps de l\u2019incursion des barbares, au milieu des lamentations et de tant de pleurs, estimer que ce temps de malheur g\u00e9n\u00e9ral pouvait \u00eatre un temps de profit pour eux-m\u00eames, c\u2019est l\u00e0 le fait de gens impies et ha\u00efs de Dieu, sans mesure dans leur inconvenance. C\u2019est pourquoi nous avons d\u00e9cid\u00e9 de les exclure tous de l\u2019\u00c9glise, de peur que la col\u00e8re de Dieu ne tombe sur tout le peuple et en premier lieu sur les pas\u00adteurs qui se seraient abstenus de les punir\u00a0; car \u00ab\u00a0je crains, dit l\u2019\u00c9criture, qu\u2019un impie n\u2019entra\u00eene le juste dans sa perte\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn23\">[23]<\/a>, \u00ab\u00a0la fornication et la cupidit\u00e9, dit l\u2019ap\u00f4tre [Paul], voil\u00e0 ce qui attire le courroux de Dieu sur les fils de la d\u00e9sob\u00e9issance\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn24\">[24]<\/a>\u00a0\u00bb <a title=\"\" href=\"#_ftn25\">[25]<\/a>.<\/p>\n<p>Et le canon patristique conclut de la m\u00eame mani\u00e8re et avec le m\u00eame con\u00adte\u00adnu que nous venons d\u2019\u00e9voquer dans la premi\u00e8re partie concernant l\u2019approche th\u00e9ologique de la question. Il nous propose de \u201cr\u00e9prouver le mal secret\u201d o\u00f9 qu\u2019il existe, faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019Ap\u00f4tre Paul\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0N\u2019ayez donc rien de commun avec eux\u00a0; autrefois, en effet, vous \u00e9tiez t\u00e9n\u00e8\u00adbres, mais \u00e0 pr\u00e9sent vous \u00eates lumi\u00e8re dans le Seigneur\u00a0; marchez donc comme des enfants de lumi\u00e8re\u00a0; tout ce qui est bon, juste et vrai, est fruit de la lumi\u00e8re\u00a0; examinez ce qui est agr\u00e9able au Seigneur et ne prenez aucune part aux \u0153uvres st\u00e9riles des t\u00e9n\u00e8bres, mais plut\u00f4t r\u00e9prouvez-les\u00a0; car on a honte m\u00eame de dire ce que ces gens font en secret\u00a0; mais tout ce mal d\u00e9voil\u00e9 par la lumi\u00e8re appara\u00eetra aux yeux de tous\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn26\">[26]<\/a>. Voil\u00e0 ce que dit l\u2019Ap\u00f4tre [Paul]\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn27\">[27]<\/a>.<\/p>\n<p>Enfin, pour compl\u00e9ter l\u2019approche canonique de la question du secret, l\u2019\u00c9glise orthodoxe ne fonctionne pas sur le principe de poss\u00e9der des Archives secr\u00e8tes. La structure et la nature synodales de l\u2019\u00c9glise sont telles que le secret ne peut pas les conditionner. De m\u00eame, l\u2019\u00c9glise orthodoxe ne stipule pas des pro\u00adtocoles secrets et n\u2019entretient pas non plus des rapports secrets, diplomatiques ou autres, avec les \u00c9tats ou des organismes de droit public ou priv\u00e9\u00a0; cela est incom\u00adpatible aussi bien avec son identit\u00e9 qu\u2019avec sa nature.<\/p>\n<p><b><span style=\"text-decoration: underline;\">C. Approche juridique<\/span><\/b><\/p>\n<p>Comme une suite est pr\u00e9vue, dans une deuxi\u00e8me \u00e9tape, sur la recherche visant la place du secret dans notre vie, juridique cette fois-ci, j\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019il serait profitable pour notre effort commun de citer ici bri\u00e8vement l\u2019exp\u00e9rience juridique d\u2019un pays \u00e0 majorit\u00e9 orthodoxe, \u00e9tant donn\u00e9 que, \u00e0 plus forte raison, une l\u00e9gislation ad hoc existe en Gr\u00e8ce, pays-membre de l\u2019Union Europ\u00e9enne, concernant la protection juridique du \u201csecret religieux\u201d.<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, en Gr\u00e8ce et d\u2019un point de vue juridique, le secret de la con\u00adfession fut initialement affermi \u2014 sous l\u2019influence du droit allemand \u2014 par la loi statutaire \u00e9tatique 201 du 9-7-1852, constituant alors la premi\u00e8re Charte sta\u00adtu\u00adtaire de l\u2019\u00c9glise de Gr\u00e8ce. Cette loi est mo\u00addifi\u00e9e par la suite par l\u2019article 76 de la d\u00e9cision r\u00e9volutionnaire du 31-12-1923.<\/p>\n<p>Ensuite, il existe trois codes l\u00e9gislatifs hell\u00e9niques qui visent la question que nous examinons aujourd\u2019hui\u00a0: a) le Code P\u00e9nal, b) le Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nal et c) le Code de Proc\u00e9dure Civile. L\u00e0 il faut encore reconna\u00eetre que, au cours de deux derniers si\u00e8cles, la l\u00e9gislation fran\u00e7aise cette fois-ci a beaucoup influenc\u00e9 la l\u00e9gislation hell\u00e9nique sur la protection du secret de la confession.<\/p>\n<p><b>I. Code P\u00e9nal (CP)<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><b>Article 371<\/b><a title=\"\" href=\"#_ftn28\">[28]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><b>Violation de la discr\u00e9tion professionnelle<\/b><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<b>1.<\/b> Sera puni d\u2019une amende ou d\u2019un emprisonnement pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 un an\u00a0: tout clerc, avocat, [\u2026], m\u00e9decin, sage-femme, infirmier, pharma\u00adcien, ainsi que tout autre personne qui se voit confier des secrets personnels en raison de sa profession ou de sa qualit\u00e9, si cette personne r\u00e9v\u00e8le un secret personnel qui lui a \u00e9t\u00e9 divulgu\u00e9 ou dont elle a pris connaissance en raison de sa profession ou de sa fonction. <b>2.<\/b> [\u2026]\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s le Code P\u00e9nal hell\u00e9nique mais aussi d\u2019apr\u00e8s la jurisprudence p\u00e9nale \u2014 les deux sont unanimes sur ce point \u2014, le clerc se doit de garder la discr\u00e9\u00adtion, non seulement sur ce qui aurait pu lui \u00eatre divulgu\u00e9 \u00e0 travers la confes\u00adsion, mais \u00e9galement sur ce dont il aurait pu avoir connaissance, en tant que ministre du culte, m\u00eame en dehors de la confession. De m\u00eame, d\u2019apr\u00e8s l\u2019article 175 du Code P\u00e9nal, est un clerc (ministre du culte) celui qui porte l\u2019un des trois degr\u00e9s du sacerdoce (le diacre, le pr\u00eatre et l\u2019\u00e9v\u00eaque). Est ici \u00e9galement vis\u00e9 le ministre du culte de n\u2019importe quelle religion tol\u00e9r\u00e9e ou connue en Gr\u00e8ce.<\/p>\n<p>En effet, il est int\u00e9ressant d\u2019\u00e9tudier, en examinant cet article 371 du Code P\u00e9nal, si l\u2019obligation de discr\u00e9tion concerne seulement le clerg\u00e9 de la \u201creligion pr\u00e9dominante\u201d<a title=\"\" href=\"#_ftn29\">[29]<\/a> en Gr\u00e8ce, ou bien s\u2019il s\u2019impose aussi \u00e0 des ministres du culte d\u2019autres dogmes et religions. Autrement dit, la question se pose aussi de savoir si l\u2019obliga\u00adtion de discr\u00e9tion et de confidentialit\u00e9 concerne autant les ministres du culte \u00e9tran\u00adgers que les ministres du culte hell\u00e8nes. En fait, la loi n\u2019op\u00e8re aucune distinction quant au dogme ou \u00e0 la religion\u00a0: sont concern\u00e9s tous les ministres du culte non seu\u00adlement ceux qui appartiennent \u00e0 l\u2019Eglise orthodoxe, mais \u00e9galement ceux de tout autre religion tol\u00e9r\u00e9e ou (re)connue en Gr\u00e8ce. Mais la question de l\u2019extension de l\u2019interdiction p\u00e9nale de l\u2019article 371 du Code P\u00e9nal aux \u00e9trangers a suscit\u00e9 une vive pol\u00e9mique. Une question similaire se pose dans l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019article 212 du Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale<a title=\"\" href=\"#_ftn30\">[30]<\/a>, quant \u00e0 l\u2019exon\u00e9ration ou non des ministres du culte \u00e9trangers de la d\u00e9position en tant que t\u00e9moins. En tout cas, le droit hell\u00e9nique n\u2019op\u00e9rant pas de distinction entre ressortissants hell\u00e8nes et \u00e9tran\u00adgers, les dispositions ci-dessus s\u2019appliquent \u00e9ga\u00adle\u00adment aux ministres du culte \u00e9trangers.<\/p>\n<p><b>II. Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale (CPP)<\/b><\/p>\n<p><b>Article 212<\/b><a title=\"\" href=\"#_ftn31\">[31]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\" align=\"center\"><b>Secret professionnel des t\u00e9moins<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00ab\u00a0<b>1.<\/b> La proc\u00e9dure est frapp\u00e9e de nullit\u00e9, si, au cours de la pr\u00e9paration de celle-ci, ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s\u00a0: a) les ministres du culte sur ce qu\u2019ils ont appris au cours de la confession\u00a0; b) [\u2026]\u00a0; c) [\u2026]\u00a0; d) [\u2026].<\/p>\n<p><b>2.<\/b> L\u2019interdiction formul\u00e9e au \u00a7\u00a01, aux cas <b>a<\/b>, b, et c, demeure valable, quand bien m\u00eame les personnes vis\u00e9es auraient \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9es de leur obligation de respecter le secret professionnel par celui qui leur a confi\u00e9 ce m\u00eame secret.<\/p>\n<p><b>3.<\/b> Tous les t\u00e9moins vis\u00e9s ci-dessus ont l\u2019obligation de d\u00e9clarer sous serment \u00e0 celui qui les interroge que s\u2019ils d\u00e9posaient, ils violeraient les secrets vis\u00e9s au \u00a7\u00a01. N\u00e9anmoins, toute d\u00e9claration mensong\u00e8re encourt les sanctions par lesquelles le Code P\u00e9nal punit le faux serment\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Avant de proc\u00e9der \u00e0 une interpr\u00e9tation sommaire des dispositions de deux articles, une remarque ici est indispensable dans le sens d\u2019examiner la notion du secret. Le titre de l\u2019article 212 du Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale mentionne le \u201cse\u00adcret professionnel des t\u00e9moins\u201d, alors que dans le titre correspondant de l\u2019artic\u00adle 371 du Code P\u00e9nal, il est question de \u201cviolation de la discr\u00e9tion profession\u00adnelle\u201d.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les clercs, les ministres du culte ne sont pas interrog\u00e9s en la qualit\u00e9 de t\u00e9moins sur ce dont ils ont pris connaissance au cours de la con\u00adfession, ni au cours de l\u2019instruction, ni au cours du proc\u00e8s proprement dit. La proc\u00e9dure est m\u00eame menac\u00e9e d\u2019annulation. Par cons\u00e9quent, ils ne sont pas sou\u00admis, comme les autres personnes vis\u00e9es restrictivement par le \u00a7\u00a01, \u00e0 l\u2019obligation de se pr\u00e9senter devant le tribunal et de pr\u00eater serment. L\u00e0 encore, \u00e0 titre d\u2019infor\u00admation, la disposition correspondante du Code de Proc\u00e9dure Civile, l\u2019article 399, \u00a7 1, donne une solution identique\u00a0: \u00ab\u00a0Ce que les clercs apprennent par la con\u00adfes\u00adsion, ils ne sont pas oblig\u00e9s de le r\u00e9v\u00e9ler\u00a0\u00bb <a title=\"\" href=\"#_ftn32\">[32]<\/a>.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l\u2019interdiction faite aux ministres du culte de d\u00e9poser, en la qualit\u00e9 de t\u00e9moins, sur des faits appris lors de la confession, ne concerne pas seulement les \u201cclercs en activit\u00e9\u201d, mais \u00e9galement ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ont perdu le statut de ministre du culte. \u00c0 plus forte raison, l\u2019interdiction s\u2019impose notamment aux clercs retrait\u00e9s ou en cong\u00e9s. Cette interdiction ne peut \u00eatre lev\u00e9e, m\u00eame dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 le confess\u00e9 aurait clairement permis au ministre du culte de faire usage de ce qu\u2019il a appris au cours de la confession.<\/p>\n<p>Or en raison de l\u2019importance du sacrement de la confession, notamment en tant que moyen \u00e9galement p\u00e9dagogique de l\u2019\u00c9glise, les confesseurs sont exempts de l\u2019obligation de t\u00e9moigner concernant ce qu\u2019ils ont appris en confession. Il s\u2019agit l\u00e0 de pr\u00eatres sp\u00e9cialement autoris\u00e9s \u00e0 confesser par une autori\u00adsation \u00e9pisco\u00adpale nomm\u00e9e \u201c\u00e9ntaltirion\u201d (ordonnance sp\u00e9ciale). Cependant, l\u2019exo\u00adn\u00e9ration des ministres du culte de l\u2019obligation de t\u00e9moi\u00adgner concerne non seule\u00adment ce qu\u2019ils ont appris lors de la confession, mais aussi toute information confi\u00addentielle r\u00e9v\u00e9\u00adl\u00e9e au clerc, et tout conseil confidentiel de\u00admand\u00e9 au pr\u00eatre par le fi\u00add\u00e8le. Ceci permet de prot\u00e9ger \u00e9galement les ministres de tout culte reconnu ou tol\u00e9r\u00e9 ne connaissant pas le sacrement de la confession.<\/p>\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019article 371, \u00a7\u00a01, du Code P\u00e9nal tire de cette dis\u00adposi\u00adtion une interdiction g\u00e9n\u00e9rale, \u00e0 tout ministre du culte (ou ses assistants), de divul\u00adguer les secrets personnels qui leur ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s, non seulement en con\u00adfession, mais plus g\u00e9n\u00e9ralement dans toute situation o\u00f9 ces secrets ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9s au pr\u00eatre en vertu m\u00eame de sa qualit\u00e9 de clerc<a title=\"\" href=\"#_ftn33\">[33]<\/a>. Par cons\u00e9quent, d\u00e8s lors que le de\u00advoir de discr\u00e9tion des ministres du culte, tir\u00e9 de l\u2019article 371, \u00a7\u00a01, du Code P\u00e9nal, a une telle envergure, l\u2019interdiction qui leur est faite de t\u00e9moigner (article 212, \u00a7\u00a01, du Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale) doit avoir la m\u00eame \u00e9tendue, et cela tant lors de l\u2019instruction que lors de l\u2019audience.<\/p>\n<p><b>III. Code de Proc\u00e9dure Civile (CPC)<\/b><\/p>\n<p><b><\/b><b>Articles 399, 400 et 401<\/b><a title=\"\" href=\"#_ftn34\">[34]<\/a><\/p>\n<p>La solution adopt\u00e9e par le Code de Proc\u00e9dure Civile est encore plus pr\u00e9\u00adcise, et ne permet pas de marges d\u2019interpr\u00e9tation \u00e9tendues. Ce Code subdivise les ministres du culte dans les trois cat\u00e9gories suivantes\u00a0:<\/p>\n<p><b>1.<\/b> Ceux qui sont juridiquement incapables de t\u00e9moigner sur un secret connu en confession (article 399, \u00a7 1, du CPC, correspondant exactement \u00e0 l\u2019article 212 du CPP). Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une interdiction absolue.<\/p>\n<p><b>2.<\/b> Les t\u00e9moins exon\u00e9rables, parmi lesquels se trouvent non seulement les ministres du culte, mais \u00e9galement d\u2019autres personnes nomm\u00e9es \u00e0 l\u2019article 400, \u00a7\u00a01, du CPC. Cet article dispose clairement que, lorsqu\u2019ils sont convoqu\u00e9s en tant que t\u00e9moins, les ministres du culte ne sont pas interrog\u00e9s sur \u00ab\u00a0les faits r\u00e9els qui leur ont \u00e9t\u00e9 confi\u00e9s ou qu\u2019ils ont constat\u00e9 dans l\u2019exercice de leur activit\u00e9\u00a0; ces faits \u00e9tant prot\u00e9g\u00e9s par une obligation de discr\u00e9tion, sauf en cas d\u2019auto\u00adrisation par la personne qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les faits, et par la personne concern\u00e9e par le secret\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une interdiction relative.<\/p>\n<p><b>3.<\/b> Les ministres du culte qui ont la simple facult\u00e9 de refuser le t\u00e9moignage sur \u00ab\u00a0des faits dont ils ont eu connaissance dans l\u2019exercice de leurs fonctions\u00a0\u00bb (article 401 du CPC), visant les ministres du culte, mais \u00e9galement les avocats, les notai\u00adres, les m\u00e9decins, les pharmaciens, etc.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s la l\u00e9gislation hell\u00e9nique donc, le ministre du culte n\u2019est pas obli\u00adg\u00e9 de t\u00e9moigner, car cela porterait attein\u00adte aux droits du confess\u00e9\u00a0; la mo\u00adti\u00advation de la loi (\u201cratio legis\u201d) est de prot\u00e9ger le secret \u00e0 tout prix. Voil\u00e0 comment en quel\u00adques mots et dans la perspective europ\u00e9enne on a pu montrer certains aspects juridiques et l\u00e9gislatifs hell\u00e9niques sur la question.<\/p>\n<p><b>\u00c9pilogue-Conclusions<\/b><\/p>\n<p>Sur le secret\u00a0:<\/p>\n<p>\u2022 La <span style=\"text-decoration: underline;\">vision th\u00e9ologique<\/span> demeure eschatologique et reste tr\u00e8s ferme et cat\u00e9gori\u00adque\u00a0: puisque le secret n\u2019a pas de place ni dans la vision des rapports trinitaires, ni dans celle des rapports divino-humains, les rapports humains sont invit\u00e9s \u00e0 adop\u00adter le m\u00eame mode d\u2019exclusion du secret.<\/p>\n<p>\u2022 La <span style=\"text-decoration: underline;\">vision canonique<\/span> se pr\u00e9sente comme plus \u201cr\u00e9aliste\u201d au niveau de l\u2019His\u00adtoi\u00adre\u00a0: le secret, li\u00e9 ici au myst\u00e8re de la personne humaine, est (re)connu au niveau personnel. Mais la vision canonique s\u2019associe \u00e9galement \u00e0 la vision th\u00e9ologique concernant le secret abominable, le \u201cmal secret\u201d, et elle va dans le sens, avec le libre consentement de la personne concern\u00e9e, de sa limitation et de son orien\u00adta\u00adtion vers la transparence.<\/p>\n<p>\u2022 La <span style=\"text-decoration: underline;\">vision juridique hell\u00e9nique<\/span> est, au contraire, tr\u00e8s stricte\u00a0: le secret est juridi\u00adquement prot\u00e9g\u00e9 et donc il n\u2019existe pas de mise en doute institutionnelle et so\u00adcia\u00adle. De plus, elle va dans ce sens que le pr\u00eatre, comme bien d\u2019autres personnes et fonctionnaires, reste \u00e0 l\u2019abri d\u2019une protection l\u00e9gislative totale. L\u2019aspect juri\u00addi\u00adque en mati\u00e8re eccl\u00e9siastique demeure incomparablement plus s\u00e9v\u00e8re que l\u2019aspect th\u00e9ologico-canonique qui repr\u00e9sente une condescendance particuli\u00e8re au niveau de la confession.<\/p>\n<p>Toutes les cat\u00e9gories de personnes auxquelles le CPP impose une inter\u00addic\u00adtion g\u00e9n\u00e9rale de comparution en tant que t\u00e9moins, en instruction ou \u00e0 l\u2019audience, ont une caract\u00e9ristique commune\u00a0: en raison de leur fonction et de la nature de leur activit\u00e9, elles entrent in\u00e9vitablement en contact avec certains faits et secrets appartenant \u00e0 la sph\u00e8re la plus intime de l\u2019individu. Dans l\u2019espoir de trouver aupr\u00e8s d\u2019eux la gu\u00e9rison, la consolation, le soutien, etc., soutient la juris\u00adprudence hell\u00e9nique, l\u2019individu est amen\u00e9 \u00e0 s\u2019extravertir et \u00e0 leur divulguer des secrets qu\u2019il ne confierait \u00e0 aucun autre. Et il ne fait cela que s\u2019il a la certitude que ces person\u00adnes ne d\u00e9voileront ses secrets \u00e0 personne. L\u2019individu a confiance. C\u2019est dans ce cas seulement, si celui-ci peut compter sur la discr\u00e9tion absolue du pr\u00eatre, de l\u2019avocat, du m\u00e9decin, etc., que cet individu s\u2019extravertira librement et sans r\u00e9ser\u00adves. Or ses secrets transmis sont consid\u00e9r\u00e9s r\u00e9v\u00e9l\u00e9s, non pas \u00e0 un \u00eatre humain en g\u00e9n\u00e9ral, mais \u00e0 une personne ayant la qualit\u00e9 de pr\u00eatre. La pr\u00e9\u00adser\u00adva\u00adtion de la sph\u00e8re intime pr\u00e9cit\u00e9e, qui com\u00adprend les faits secrets de la vie pri\u00adv\u00e9e de la personne, est absolument essentielle et li\u00e9e \u00e0 l\u2019existence de l\u2019\u00eatre hu\u00admain. C\u2019est pour cette raison que cette sph\u00e8re est ju\u00adridiquement prot\u00e9g\u00e9e aussi par la Consti\u00adtution hell\u00e9nique, dans ses articles 2, \u00a7\u00a01, et 5, \u00a7\u00a01. N\u00e9anmoins, en ce qui con\u00adcerne le secret au sein d\u2019un groupe de personnes et, dans ce cas-l\u00e0, au sein des religions, \u00ab\u00a0contrairement \u00e0 la libert\u00e9 de la conscience religieuse, la libert\u00e9 du culte est soumise \u00e0 l\u2019observation de certaines conditions. Selon l\u2019article 13, \u00a7\u00a02, de la Constitution, chaque religion doit \u00eatre \u201cconnue\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle ne doit pas avoir de dogmes secrets et que son culte ne doit pas \u00eatre clandestin\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn35\">[35]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0* * * * *<\/p>\n<p>Saint Maxime le Confesseur (7<sup>e<\/sup> si\u00e8cle) nous propose une vision qui \u00e9claire beau\u00adcoup notre recherche commune aujourd\u2019hui. Il utilise trois termes\u00a0: \u00ab\u00a0ombre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0ic\u00f4ne\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn36\">[36]<\/a>, pour d\u00e9signer les trois phases cons\u00e9cutives de l\u2019Histoi\u00adre\u00a0: celles \u201cde l\u2019Ancien Testament, du Nouveau Testament et du Ro\u00adyaume\u201d res\u00adpec\u00adti\u00advement. Cette perspective d\u2019approche et de vision nous con\u00adcerne tous. En effet,<\/p>\n<p><b>a)<\/b> Le temps de l\u2019Ancien Testament, concerne \u00ab\u00a0un myst\u00e8re cach\u00e9 dans le silence depuis les temps \u00e9ternels\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn37\">[37]<\/a>, un secret qui se r\u00e9v\u00e8le progressivement (cf. le se\u00adcret de la r\u00e9v\u00e9lation progressive). Entre autres, l\u2019\u00e9picl\u00e8se du roi David est tr\u00e8s significative\u00a0: \u00ab\u00a0Voici, tu aimes la v\u00e9rit\u00e9 dans les t\u00e9n\u00e8bres, tu m\u2019as fait conna\u00eetre des choses non-d\u00e9clar\u00e9es et secr\u00e8tes de ta sagesse\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn38\">[38]<\/a>. La qualification d\u2019ombre maximienne est donc de facto justifi\u00e9e.<\/p>\n<p><b>b)<\/b> L\u2019\u201capparition\u201d du Nouveau Testament \u201cs\u2019identifie\u201d avec l\u2019incarnation du Christ, \u00ab\u00a0venu nous annoncer le myst\u00e8re [gard\u00e9 dans le silence] de Dieu\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn39\">[39]<\/a>, qui \u00ab\u00a0met en lumi\u00e8re \u00e0 tous quel est le myst\u00e8re de Dieu tenu cach\u00e9 depuis toujours en lui\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn40\">[40]<\/a>. Or le temps n\u00e9o-testamentaire \u00ab\u00a0ach\u00e8ve l\u2019annonce de la Parole de Dieu, le myst\u00e8re tenu cach\u00e9 tout au long des si\u00e8cles et que Dieu a manifest\u00e9 maintenant \u00e0 ses saints\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn41\">[41]<\/a>. C\u2019est donc J\u00e9sus-Christ \u00ab\u00a0qui, dans sa chair, a d\u00e9truit le mur de s\u00e9paration\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn42\">[42]<\/a>. Le \u201cmur de s\u00e9paration\u201d justifiait la pr\u00e9sence r\u00e9elle du secret \u00e0 l\u2019\u201c\u00e9poque de l\u2019ombre\u201d. La r\u00e9v\u00e9lation du Christ, qui a totalement renvers\u00e9 ce \u201cmur de s\u00e9paration\u201d, apporte la lumi\u00e8re de Dieu<a title=\"\" href=\"#_ftn43\">[43]<\/a> et, par cons\u00e9quent, le secret dispara\u00eet\u00a0; il n\u2019a plus de r\u00e9alit\u00e9 en soi (bien qu\u2019il puisse \u00eatre tol\u00e9r\u00e9 dans l\u2019Histoi\u00adre).<\/p>\n<p><b>c) <\/b>Enfin, on l\u2019a d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9, le secret n\u2019existe plus du tout dans le Royaume, car il n\u2019a pas de place au sein de la v\u00e9rit\u00e9. \u00ab\u00a0Aux jours o\u00f9 l\u2019on entendra le septi\u00e8me ange, [\u2026], alors sera l\u2019accomplissement du myst\u00e8re de Dieu, comme il en fit l\u2019annonce \u00e0 ses serviteurs les proph\u00e8tes\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn44\">[44]<\/a>. Or les \u201cproph\u00e8tes\u201d de l\u2019Ancien Testament connais\u00adsaient le myst\u00e8re qui est tenu en secret \u2014 ombre \u2014 pour les autres. De m\u00eame, \u201cces jours-l\u00e0 [le Royaume] sera l\u2019accomplissement du myst\u00e8re de Dieu\u201d.<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, c\u2019est l\u2019entr\u00e9e du Royaume dans l\u2019Histoire qui relativise le r\u00f4le dominant du secret. Autrement dit, ce n\u2019est pas la perspective v\u00e9t\u00e9ro-testa\u00admentaire \u201cde l\u2019ombre\u201d qui donne r\u00e9ponse \u00e0 notre question que nous abordons au\u00adjourd\u2019hui, mais c\u2019est la perspective eschatologique \u201cde l\u2019ic\u00f4ne et de la v\u00e9rit\u00e9\u201d qui l\u2019illumine\u2026<\/p>\n<p align=\"center\">* * * * *<\/p>\n<p>Par ailleurs, Dieu est pr\u00e9sent dans la transparence comme dans le myst\u00e8re des personnes, dans la transparence comme dans le myst\u00e8re des relations entre personnes\u00a0: \u00ab\u00a0L\u00e0 o\u00f9 deux ou trois se trouvent r\u00e9unis en mon nom, je suis au milieu d\u2019eux\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn45\">[45]<\/a>. Dans le monde, Dieu s\u2019est manifest\u00e9 comme communion, comme communion trinitaire, o\u00f9 il n\u2019y a pas de place pour le secret.<\/p>\n<p>Une des cons\u00e9quences de la chute de l\u2019homme est la pr\u00e9sence \u00e9vidente du secret dans notre vie. Et cela durera jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9surrection commune, jusqu\u2019au moment o\u00f9 \u00ab\u00a0le secret de son c\u0153ur sera d\u00e9voil\u00e9\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"#_ftn46\">[46]<\/a>. L\u2019\u00c9glise orthodoxe cons\u00adta\u00adte et accepte sa pr\u00e9sence par respect de la condition interm\u00e9diaire, int\u00e9rimaire et transitoire, de l\u2019homme, mais elle fait tous ses efforts au niveau personnel et com\u00admunautaire pour restreindre progressivement son r\u00f4le. Car, il est vrai, c\u2019est un risque de vivre sans secret dans nos relations personnelles avec les autres\u2026<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, la caract\u00e9ristique de notre soci\u00e9t\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui est qu\u2019elle cr\u00e9e, volontairement ou involontairement, une hi\u00e9rarchisation dans les relations humaines, une graduation dans la confidence, la qualit\u00e9 et la communion des personnes. Dans une telle atmosph\u00e8re, le secret prosp\u00e8re avec toutes les nuances que cela peut comporter, convenables ou abominables.<\/p>\n<p align=\"center\">* * * * *<\/p>\n<p>Loin de pr\u00e9tendre \u00e0 l\u2019exhaustivit\u00e9 sur cette question, j\u2019ai renvoy\u00e9 pour la fin un autre aspect trop n\u00e9glig\u00e9 dans notre recherche. L\u2019amour et le secret sont deux \u00e9l\u00e9ments incompatibles. L\u2019amour ontologique ne laisse pas de terrain pour le secret. Au contraire, lorsque l\u2019amour se relativise, c\u2019est justement cela qui permet au secret de se d\u00e9velopper insidieusement et de provoquer ainsi la d\u00e9ca\u00addence de l\u2019amour\u2026<\/p>\n<p>Qu\u2019on me permette un mot final plus po\u00e9tique que scientifique, exprim\u00e9 par les paroles du po\u00e8te hell\u00e8ne et prix Nobel Odyss\u00e9as \u00c9lytis qui s\u2019associe, lui aussi, plut\u00f4t \u00e0 la vision th\u00e9ologique et canonique de la tradition orthodoxe qu\u2019\u00e0 l\u2019appro\u00adche juridique, mais d\u2019une autre mani\u00e8re\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Car, m\u00eame une seule fois en la vie, quand retentit l\u2019humain amour,<br \/>\nen allumant \u00e9toile par \u00e9toile les firmaments splendides,<br \/>\nen r\u00e9gnera \u00e0 jamais, en tout lieu, l\u2019\u00e9cho divin\u2026<br \/>\nEt o\u00f9 que le mal secret se loge, il l\u2019\u00e9prouvera\u2026<br \/>\nO\u00f9 que le mal secret se loge, il l\u2019\u00e9prouvera en s\u2019allumant\u2026\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0\u00a0 Texte publi\u00e9 dans Revue de Droit canonique, t. 52, n\u00b0 2 (2002), p. 295-315.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a>\u00a0\u00a0 Gn 2, 17.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a>\u00a0\u00a0 Gn 3, 8.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a>\u00a0\u00a0 Ph 3, 20.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a>\u00a0\u00a0 Jn 8, 12.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a>\u00a0\u00a0 1 Co 4, 5.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a>\u00a0\u00a0 Mt 10, 26\u00a0; Lc 12, 2\u00a0; cf. Mc 4, 22\u00a0; Lc 8, 17.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref8\">[8]<\/a>\u00a0\u00a0 Rm 2, 16.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref9\">[9]<\/a>\u00a0\u00a0 Ga 3, 28.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a>\u00a0 Canon 18 du 4<sup>e<\/sup> Concile \u0153cum\u00e9nique de Chalc\u00e9doine (451).<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref11\">[11]<\/a>\u00a0 Canon 34 du Quinisexte Concile \u0153cum\u00e9nique in Trullo (691).<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref12\">[12]<\/a>\u00a0 Voir les divines Liturgies de saint Basile le Grand de C\u00e9sar\u00e9e (4<sup>e<\/sup> si\u00e8cle) et de saint Jean Chryso\u00adstome (5<sup>e<\/sup> si\u00e8cle).<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref13\">[13]<\/a>\u00a0 Act 23, 5\u00a0; cf. Ex 22, 27.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref14\">[14]<\/a>\u00a0 Mt 5, 34.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref15\">[15]<\/a>\u00a0 Jc 5, 12.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref16\">[16]<\/a>\u00a0 Canon 8 du 7<sup>e<\/sup> Concile \u0153cum\u00e9nique de Nic\u00e9e (787)\u00a0; soulign\u00e9 par nous.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref17\">[17]<\/a>\u00a0 Canon 4 du 3<sup>e<\/sup> Concile \u0153cum\u00e9nique d\u2019\u00c9ph\u00e8se (431).<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref18\">[18]<\/a>\u00a0 Mt 18, 17.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref19\">[19]<\/a>\u00a0 1 Pi 3, 4.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"#_ftnref20\">[20]<\/a>\u00a0 Dans la pratique authentique de l\u2019\u00c9glise orthodoxe, le pr\u00eatre ne donne pas l\u2019absolution. La for\u00admule que l\u2019\u00c9glise orthodoxe met dans la bouche du pr\u00eatre lui fait demander \u00e0 Dieu d\u2019accorder sa mis\u00e9ricorde \u00e0 celui qui a avou\u00e9 ses fautes.<\/p>\n<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref21\">[21]<\/a>\u00a0 Dans ce cas-l\u00e0, le choix du clerc n\u2019est que\u00a0: \u00ab\u00a0Il faut ob\u00e9ir \u00e0 Dieu plut\u00f4t qu\u2019aux hommes\u00a0\u00bb (Act. 5, 29).<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref22\">[22]<\/a>\u00a0 Canon 4 de saint Gr\u00e9goire de Nysse (\u2020 395)\u00a0; soulign\u00e9 par nous.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref23\">[23]<\/a>\u00a0 Gn 18, 23.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref24\">[24]<\/a>\u00a0 Col 3, 5-6.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref25\">[25]<\/a>\u00a0 Canon 4 de saint Gr\u00e9goire de N\u00e9o-C\u00e9sar\u00e9e (\u2020 270)\u00a0; soulign\u00e9 par nous.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref26\">[26]<\/a>\u00a0 \u00c9ph 5, 7-14\u00a0; soulign\u00e9 par nous.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref27\">[27]<\/a>\u00a0 Canon 4 de saint Gr\u00e9goire de N\u00e9o-C\u00e9sar\u00e9e (\u2020 270).<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref28\">[28]<\/a>\u00a0 Voir Ath. C. Kontaxis, Code P\u00e9nal [Rapprochement de la th\u00e9orie et de la praxis], vol. 2, Ath\u00e8\u00adnes, \u00e9d. Fr. P. Sakkoulas, 1991, p. 2445 (en n\u00e9o-hell\u00e9nique).<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref29\">[29]<\/a>\u00a0 Constitution de Gr\u00e8ce, article 3, \u00a7 1.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref30\">[30]<\/a>\u00a0 Voir infra.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref31\">[31]<\/a>\u00a0 Voir Pan. An. Kaisaris, Code de Proc\u00e9dure P\u00e9nale, vol. 4, Ath\u00e8nes-Komotini, \u00e9d. Ant. N. Sak\u00adkoulas, 1987, p. 2709-2710 (en n\u00e9o-hell\u00e9nique).<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref32\">[32]<\/a>\u00a0 Voir infra.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref33\">[33]<\/a>\u00a0 De m\u00eame, la l\u00e9gislation fran\u00e7aise qui a influenc\u00e9 la l\u00e9gislation hell\u00e9nique sur ce point pr\u00e9voit \u00e0 partir de l\u2019article 378 du Code P\u00e9nal fran\u00e7ais (version ancienne) que \u00ab\u00a0le pr\u00eatre est au nombre des personnes auxquelles s\u2019applique l\u2019obligation de conserver le secret non seulement lors\u00adqu\u2019il lui est confi\u00e9 en confes\u00adsion, mais encore lorsqu\u2019une r\u00e9v\u00e9lation lui a \u00e9t\u00e9 faite en dehors de la confession, en raison de son minist\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref34\">[34]<\/a>\u00a0 Voir ibid., p. 2721.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref35\">[35]<\/a>\u00a0 Char. Papastathis, \u201cLe r\u00e9gime constitutionnel des cultes en Gr\u00e8ce\u201d, in Consortium europ\u00c9en\u00a0: rapports religions-\u00c9tat, Le statut constitutionnel des cultes dans les pays de l\u2019Union Europ\u00e9enne [Actes du Colloque, Universit\u00e9 de Paris XI, 18-19 novembre 1994], Mi\u00adla\u00adno, Giuffr\u00e8 Editore (coll. Universit\u00e0 Degli Studi di Milano-Pubblicazioni di Diritto Ecclesia\u00adstico, n\u00b0 11), 1995, p. 155\u00a0; soulign\u00e9 par nous.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref36\">[36]<\/a>\u00a0 Saint Maxime le Confesseur, Scovlion eij\u00a0\u00bb to; Peri;\u00a0 jEkklhsiastikh`\u00a0\u00bb\u00a0 JIerarciva\u00a0\u00bb [Commentaire sur \u201cDe la hi\u00e9rarchie eccl\u00e9siastique\u201d], ch. 3, III, \u00a7 2, in P. G., t. 4, col. 137-138\u00a0D, et in Filokaliva tw`n Nhptikw`n kai;\u00a0 jAskhtw`n, vol. 14\u00a0E, Thessalonique, E. P. E.-Grhgovrio\u00a0\u00bb Palama`\u00a0\u00bb, 1993, p. 366. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le texte est ainsi con\u00e7u\u00a0: \u00ab\u00a0[en grec] Skia; ga;r ta; th`\u00a0\u00bb Palaia`\u00a0\u00bb: eijkw;n de; ta; th`\u00a0\u00bb Neva\u00a0\u00bb Diaqhvkh\u00a0\u00bb: ajlhvqeia de; hJ tw`n mellovntwn katavstasi\u00a0\u00bb\u00a0; [en latin] Umbra enim sunt ea qu\u00e6 sunt Veteris Testamenti\u00a0; imago, ea qu\u00e6 Novi\u00a0; veritas, status rerum futurarum\u00a0; [en fran\u00e7ais] Les r\u00e9alit\u00e9s de l\u2019Ancien Testament ne sont que de l\u2019ombre, celles du Nouveau Testament sont l\u2019image [ic\u00f4ne], mais ce sont les conditions \u00e0 venir qui sont la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref37\">[37]<\/a>\u00a0 Rm 16, 25.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref38\">[38]<\/a>\u00a0 Ps 50, 8.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref39\">[39]<\/a>\u00a0 1 Co 2, 1.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref40\">[40]<\/a>\u00a0 \u00c9ph 3, 9.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref41\">[41]<\/a>\u00a0 Col 1, 26.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref42\">[42]<\/a>\u00a0 \u00c9ph 2, 14.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref43\">[43]<\/a>\u00a0 Jn 8, 12.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref44\">[44]<\/a>\u00a0 Ap 10, 7.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref45\">[45]<\/a>\u00a0 Mt 18, 20.<\/div>\n<div><a title=\"\" href=\"#_ftnref46\">[46]<\/a>\u00a0 1 Co 14, 25.<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Archim. 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